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600 000 $ de frais d’avocats à la Ville

Le litige autour de la Formule E continue de coûter cher

La course de Formule électrique n’aura fait que passer à Montréal en 2017.
Photo d’archives, Martin Chevalier La course de Formule électrique n’aura fait que passer à Montréal en 2017.

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Le fiasco de la Formule E continue de coûter cher aux Montréalais. La Ville devra débourser plus de 600 000 $ en frais d’avocats pour se défendre en cour après l’annulation de la course par la mairesse Valérie Plante.

Le comité exécutif a retenu les services du cabinet Blake, Cassels & Graydon afin de la défendre dans une poursuite de près de 25 M$ intentée par le promoteur Formula E operations (FEO).

L’estimation des frais juridiques est de 575 000 $. À cela s’ajoutent 30 000 $ déjà débloqués pour défendre Valérie Plante qui est poursuivie personnellement dans ce dossier, en plus de la Ville de Montréal.

Ventes décevantes

Les ventes de billets pour l’événement de Formule E tenu à Montréal pour une seule édition en 2017 ont été très décevantes.

La vérificatrice générale de Montréal a indiqué dans un rapport que seulement 13 000 billets ont été vendus, tandis que 34 000 ont été donnés.

Cela a généré des revenus de 700 000 $, contrairement aux 4,9 millions $ initialement prévus.

L’organisme à but non lucratif mis sur pied par l’administration du maire Denis Coderre pour piloter la course et financé par des fonds publics, Montréal C’est Électrique (MCE), avait donc dû déclarer un déficit de plus de 13 M$.

Face à cet échec, l’administration Plante, élue quelques mois après l’événement, avait décidé en décembre 2017 d’annuler l’entente qui la liait à FEO pour trois années.

Décision abusive ?

En juin dernier, FEO et le syndic de MCE, Pricewaterhousecoopers, ont intenté une poursuite de 33 M$ contre la Ville et Valérie Plante pour avoir annulé la course de Montréal prétextant que ceux-ci avaient agi de « manière impulsive », « arbitraire » et « abusive ».

Les appelants ont depuis revu à la baisse le montant de leur poursuite et réclament désormais 25 M$ à la Ville et sa mairesse.

La Ville rejette les prétentions de FEO. Pas plus tard qu’en décembre, les avocats de la mairesse ont tenté de faire rejeter ce qu’ils qualifiaient de « poursuite-bâillon » qui visait à « miner la démocratie municipale ».

Toutefois, la Cour a tranché en faveur de FEO et les procédures judiciaires se poursuivent.