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Il abuse sexuellement de son fils et de son ami de 12 ans en jouant à «vérité ou conséquence»

Un père de famille de Portneuf a plaidé coupable aux accusations de nature sexuelle qui pesaient sur lui

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Un père de famille de la région de Portneuf qui a abusé sexuellement de son fils et de son ami âgés de 12 ans en les faisant jouer à un jeu de «vérité ou conséquence» a reconnu sa culpabilité. 

Samuel (prénom fictif) est allé dormir chez son ami Victor (prénom fictif) un soir du printemps 2018. Il appelle son père en milieu de soirée pour venir le chercher. Il prétexte un mal de tête. 

En arrivant à la maison, il se rue vers sa mère et se blottit contre elle, les larmes aux yeux. Il lui explique qu’il a joué à un jeu de vérité et conséquence «vraiment bizarre» avec Victor et son père, Mario (prénom fictif), 57 ans. 

Il y avait des conséquences à caractère sexuel, acquiesce-t-il quand sa mère le questionne. Cette dernière porte aussitôt plainte à la police. 

Sur des bouts de papier 

Le lendemain, les deux garçons de 12 ans rencontrent les enquêteurs. Ils expliquent que Mario avait écrit sur des bouts de papier des conséquences comme se déshabiller, se masturber et faire des fellations. Ils devaient les piger dans un contenant. 

Le jeu se déroulait dans le sous-sol, où Mario dormait depuis la séparation. Son ex, la mère de Victor, habite sous le même toit. 

Lors du «jeu», les adolescents ont dû se mettre nus et courir dans la chambre. Ils ont dû se masturber, toucher au pénis de l’autre et à celui de Mario. 

Le père a aussi touché le sexe des garçons. Il s’est également dénudé devant son fils et son ami, en faisant des mouvements de «twerk». 

Mario a admis à la cour avoir fait une fellation à son garçon. À la fin, il leur dit de ne rien dire à personne. 

«Je m’écoeure moi-même» 

Un peu plus de 24 heures après les événements, en pleine nuit, le quinquagénaire est dans une voiture, dans un stationnement. Il appelle le 9-1-1. Il mentionne vouloir se suicider dans la forêt. Il a une corde et un couteau. 

Lorsque les patrouilleurs arrivent, il passe aux aveux. «J’ai joué aux fesses avec mon gars de 12 ans. Je m’écoeure moi-même. Il n’y a pas eu de pénétration, juste des attouchements mineurs», leur dit-il. 

Mario est transféré à l’urgence psychiatrique, avant de rencontrer les enquêteurs le jour même. Il admet aux policiers avoir consulté depuis 2017 de la pornographie juvénile, quand il lui passait «une bulle». C’était avant cette soirée d’avril 2018. 

Les enquêteurs ont effectivement retrouvé des traces de fichiers de cette nature dans son ordinateur. 

Le père de famille a plaidé coupable à de nombreux chefs en matière de contacts sexuels sur mineurs, vendredi, en plus d’un chef d’accession à de la pornographie juvénile. 

Un rapport présentenciel ainsi qu’une évaluation sexologique ont été demandés. Son dossier reviendra devant la cour en juin. 

* Nous avons choisi d’utiliser des prénoms fictifs pour préserver l’identité des deux jeunes victimes, protégée par une ordonnance de la cour.