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Une solution pour désengorger les urgences

Une solution pour désengorger les urgences
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

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Alors que la ministre de la Santé du Québec Danielle McCann propose de donner plus de pouvoirs aux superinfirmières afin de désengorger les urgences, une autre solution pourrait également aider à régler ce problème. 

En entrevue avec Benoît Dutrizac sur QUB radio, le directeur des opérations aux Services préhospitaliers Laurentides-Lanaudière Stéphane Maillet estime que les ambulanciers doivent être mieux utilisés par le système de santé. 

Voici ce qu’il propose: l’implantation d’un programme de paramédecine communautaire. 

«Comme dans les autres provinces canadiennes, il existe des systèmes de paramédecine communautaire. Ce sont des paramédicaux qui sont dédiés à aller faire de la prévention des chutes auprès de nos personnes âgées et à rencontrer des personnes qui sont des utilisateurs fréquents pour tenter de répondre à leurs besoins», a expliqué M. Maillet à l'émission Dutrizac de 6 à 9

Ce système éviterait notamment d’envoyer inutilement des patients à l’urgence. 

«Le système actuel du service préhospitalier au Québec fait en sorte que tous nos paramédicaux doivent évaluer, soigner et transporter vers une salle d’urgence tous les patients, explique-t-il. Nous, ce qu’on pense, c’est que certains patients n’ont pas besoin de se rendre à une salle d’urgence.»

Il ajoute: «Certains patients qu’on transporte à l’urgence sont triés de façon non urgente et doivent attendre 10, 15, 20 heures avant de pouvoir voir un médecin. Et on le sait, que certains patients quittent [l’hôpital] sans avoir été vus.» 

Patients fréquents  

Un autre fléau engorge le système de santé ainsi que les salles d’urgence des hôpitaux du Québec: les patients fréquents. 

Certaines personnes composent le 911 plusieurs fois par semaine en raison de leur santé précaire, mais également de leur condition. 

«Il y a des personnes âgées qui habitent seules et qui composent le 911 de façon fréquente pour répondre à leurs besoins, parce qu’elles n’ont pas d’autres options, soutient M. Maillet. On pense qu’en intervenant en paramédecine communautaire, on pourrait diminuer les appels plus fréquents et répondre aux besoins de ces patients-là.»

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