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Mon enfant pose des questions...

Young hispanic kid sitting on the table at home clueless and confused expression with arms and hands raised. Doubt concept.
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Imaginez : votre enfant de 11 ans revient à la maison et vous lance : « Mes amies ­commencent à avoir des seins et pas moi, ça m’inquiète. » Que lui répondez-vous ? Pour plusieurs personnes, parler de sexualité engendre malaises et inquiétudes. En effet, de nombreux parents, submergés par des interrogations ou des préoccupations intimes, se sentent impuissants ou mal à l’aise d’y ­répondre. Voici quelques pistes pour vous aider...

Vivement l’éducation à la sexualité

Fort heureusement, les cours d’éducation à la sexualité commencent à prendre leur place tout doucement dans les classes de nos jeunes ! Des contenus d’apprentissage de grande qualité, dispensés par du personnel compétent (et qui, surtout, connaît la réalité des élèves) aideront nos enfants à mieux se connaître, à mieux se comprendre et aussi (sinon surtout) à faire de meilleurs choix pour eux en matière de relations intimes. Des contenus pour les responsabiliser, les habiliter à reconnaître les situations d’abus ou de violence, leur offrir des outils et des ressources pour s’aider (ou aider les autres) et plus encore ! De façon toute naturelle, des connaissances pertinentes et scientifiques feront leur entrée dans la vie de nos jeunes, il est donc naturel que cela suscite questionnements et réactions. Pour les parents (ou adultes, tuteurs), le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur offre sur son site une documentation très éclairante. N’hésitez pas à aller la consulter.

Quand en parler ?

Le plus tôt sera le mieux, très certainement ! Toutefois, halte à la culpabilisation ! Parfois certains parents ressentent une inquiétude du fait que leurs enfants ne s’expriment pas au sujet de la sexualité. Cynthia demande : « Mon garçon de 10 ans ne me parle jamais de sexualité, devrais-je lui en glisser un mot ? De quoi puis-je lui parler ? J’ai parfois peur qu’il entende des choses, mais j’ai aussi peur d’en dire trop. C’est très embêtant ! » Cette crainte d’en dire trop est tout à fait légitime, elle relève bien souvent d’une inquiétude liée au désir de respecter le développement psychosexuel de l’enfant. Bravo ! Les enfants se développent chacun à leur rythme, mais de façon générale ils le font selon certaines caractéristiques, scientifiquement étudiées. Je vous invite à consulter le site ­SEXOclic afin de prendre connaissance des étapes déterminantes dans le développement sexuel des enfants de 4 à 12 ans.

Façons de répondre

Comment faut-il répondre aux enfants qui posent des questions concernant la sexualité ? Le plus simplement et naturellement possible ! Cela est parfois assez difficile lorsque l’aisance d’en discuter fait défaut, ce qui est tout à fait naturel ! La sexualité réfère, pour l’adulte, à son imaginaire érotique et à ses expériences diverses en la matière. Or, sachez qu’il n’en va pas de même pour l’enfant (à moins qu’il n’ait été abusé ou violenté sexuellement – ses référents ne seront alors plus en adéquation avec son développement psychosexuel « normal »). En effet, un enfant qui connaît un développement sain aura des préoccupations d’ordre sexuel en lien — et en lien uniquement — avec son développement personnel.

Des trucs

1• Bien dire les choses : utilisez un langage ­approprié au développement de votre enfant. De plus, utilisez les bons mots (ça peut faire rire, rendre mal à l’aise ou gêner, mais le langage est très important pour bien nommer les choses).

2• Adaptez les explications : aucun besoin de s’étirer en long et en large et SURTOUT ne pas donner d’exemples personnels...

3• Maîtrisez ses propres réactions : demeurez calme, à l’écoute et respectueux.

4• Faites preuve d’honnêteté par rapport à vos limites : admettez-le si vous ne connaissez pas la réponse ou n’êtes pas à l’aise d’en discuter. Toutefois, toujours fournir une réponse à l’enfant, même si vous devez y revenir plus tard.

5• Soyez inclusif : on parle de ce qui est naturel (plutôt que normal), on parle de diversité (plutôt que de différence) et on ne présume pas !

En cas d’inquiétude, référez-vous à des professionnels en qui vous avez confiance ou écrivez-moi !