/qubradio
Navigation

«J’ai jamais tué personne», dit un médecin qui pratique l'aide médicale à mourir

«J’ai jamais tué personne», dit un médecin qui pratique l'aide médicale à mourir
Le Journal de Québec

Coup d'oeil sur cet article

On demande souvent au Dr Pierre Viens s’il n’a pas l’impression d’échouer dans son rôle de médecin puisqu’il aide les gens à mourir plutôt que de les guérir. «J’ai jamais tué personne», a dit le médecin en entrevue sur QUB radio.   

Pour lui, l'aide médicale à mourir n'est pas un terme exact. C’est plutôt «l’aide médicale à arrêter de souffrir.»   

Au micro de Me François-David Bernier à l’émission J’appelle mon avocat, Dr Viens a été ferme: «J’ai aidé 70 personnes avec l’aide médicale à mourir. Aucun de mes 70 patients n’avait peur de la mort. Ils me disent, “Je ne demande pas que vous me fassiez mourir, je demande simplement que vous arrêtiez mes souffrances.”»   

RÉÉCOUTEZ L'ENTREVUE AVEC LE DR PIERRE VIENS À J'APPELLE MON AVOCAT:

Selon lui, le fait que des critères soient émis par le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada, ça «embrouille» les procédures.      

«La loi dit que c’est pour répondre à une demande libre d’un patient, mais ils mettent un paquet de conditions et c’est le médecin qui doit décider si le patient y répond», a-t-il expliqué. À son avis, la décision, que l’on attribue au patient, incombe donc bien plus au médecin.   

 RÉÉCOUTEZ L'ÉMISSION J'APPELLE MON AVOCAT:  

La relation de confiance qu’il installe avec chaque patient est «la plus profonde possible», dit Pierre Viens. «C’est pour qu’on soit capable, le patient et moi, de passer à travers le champ de mines qui suit», ajoute-t-il.   

«Vous ne pouvez pas imaginer comme ça peut être extraordinaire», assure le médecin en parlant du moment du départ de ses patients. «Tous les patients sans exception sont d’une sérénité, d’un calme. Lorsqu’un malade demande l’aide à mourir, il a des bonnes raisons de le faire», a-t-il conclu.  

Visitez qub.radio pour ne rien manquer de notre programmation quotidienne et de nos baladodiffusions