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La religion et le sexe

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La sexualité est la bête noire des religions. Les religions tentent de s’accommoder avec le sexe tant bien que mal, pourrait-on dire.

Tous les groupes religieux en font une obsession, qu’il s’agisse des islamistes, des juifs orthodoxes ou des chrétiens fondamentalistes. Tous ces croyants vivent dans un paradoxe. Leur attitude quant au sexe oscille entre le dégoût et le désir pulsionnel.

Cela explique pourquoi ils font une fixation sur le corps de la femme, qui les entraîne à une ségrégation systématique. La femme est un objet de péché et d’impureté qu’il faut mettre à l’écart pour protéger la pureté de l’homme. La femme, hélas pour eux ! sert de contenant à la précieuse semence de l’homme, ce qui explique pourquoi elle est instrumentalisée en vue de la reproduction de l’espèce.

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Exclusion

Et quoi qu’on en dise, son statut n’a guère évolué. Les femmes sont exclues du sacerdoce de l’Église catholique, elles sont séparées dans les mosquées et les synagogues orthodoxes. Les musulmanes portent le voile et les juives orthodoxes une perruque.

La hiérarchie catholique, on le sait, est réservée aux mâles, qui y font la pluie et le beau temps, comme le décrit avec force détails le livre-choc Sodoma. Imagine-t-on au cœur du Vatican un lobby lesbien majoritaire détenant le trousseau des clés de Saint-Pierre de Rome ?

C’est pourquoi dans ce cas de figure on doit éviter de hiérarchiser les comportements sexuels des prêtres. Les homosexuels pratiquants et les pédophiles sont tous objets de scandale. Les prêtres qui flétrissent les enfants de leurs mains consacrées sont des criminels. Mais les clercs qui se livrent à des activités homosexuelles tout en les dénonçant du haut de la chaire et en vilipendant les fidèles qui s’y livrent sont coupables de crimes de l’esprit. Ce sont des pervers et des fourbes. Ils méritent tous notre mépris.