/entertainment/music
Navigation

Le nouveau festival d’Olivier Primeau visé par un recours collectif

Le nouveau festival d’Olivier Primeau visé par un recours collectif
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

Coup d'oeil sur cet article

Le festival Métro Métro n’a pas encore tenu sa première édition qu’il est déjà visé par une demande de recours collectif en raison des frais de service ajoutés à la dernière minute lors de la mise en vente des billets.

«Notre but, c’est que les organisateurs cessent ce genre de pratique», dit Matteo Marasco, 27 ans, en parlant des frais-surprise chargés aux clients qui ressentent une pression de profiter d’une offre limitée.

Son ami Rudy Caufriez et lui sont les représentants d’une demande d’action collective déposée hier au Palais de justice de Montréal. Ils demandent un remboursement et des frais de dédommagement d’environ 95$ par client inscrit.

Le nouveau festival d’Olivier Primeau visé par un recours collectif
Dominique Scali / JdeM

Fans de musique rap, les deux jeunes hommes avaient vu les annonces du nouveau festival Métro Métro, qui se tiendra en mai. Olivier Primeau, le copropriétaire du fameux Beach Club, est derrière l’événement qui devrait réunir des vedettes internationales comme Cardi B et Snoop Dog.

Les billets pour une passe de deux jours ont d’abord été annoncés au prix de 170$, taxes incluses, mais avec des «frais de service» non précisés en sus, peut-on lire dans la requête. 

L’annonce sur les réseaux sociaux faisait référence à «une première vague de billets», laissant entendre que les prix remonteraient. Le site d’achat était fait de façon à ce que les clients attendent de longues minutes en ligne avant que vienne leur tour de passer à la caisse. Ils avaient alors 5 minutes pour compléter leur achat. 

Or, plusieurs clients ont réalisé jeudi que le coût montait à 216$ en raison des frais de service, qui comprenaient notamment des frais de livraison de 16,50$, sans alternative.

Cette façon de faire ne respecte pas la loi sur la protection du consommateur, qui exige que le prix réel avant taxes soit affiché, explique Jimmy Lambert, l'avocat derrière la requête.

Perdre sa place

M. Marasco n’est pas certain qu’il aurait songé à acheter ces billets s’il avait su le prix réel à la base. «Mais si je ne les achetais pas sur-le-champ, je perdais ma place».

Ce coût-surprise en a d’ailleurs rebuté plusieurs. «Je n’aime pas ça être mis devant le fait accompli. C’est contre mes principes, alors j’ai décidé de ne pas encourager ça», explique Simon Patry, 32 ans et résident de Mont-Tremblant, qui n’a finalement pas acheté les billets même s’il avait attendu une trentaine de minutes en ligne.

«Quand tu vois 170$ partout, c’est le prix que tu as en tête. C’est ça qui entrait dans notre budget», dit celui qui s’attendait à ne payer que quelques dollars de frais de service. Il ne pourra pas s’inscrire au recours collectif, mais il est content qu’une telle initiative existe.

«Ce n’est pas le premier événement qu’ils organisent. Je ne peux pas croire qu’ils ne sont pas au courant de la loi [...] Je ne trouve pas ça honnête», dit M. Patry.

Rabais... de 2$

Ironiquement, le prix a été modifié dès le lendemain à 190$ plus taxes. Les frais de service avaient alors disparu et le coût totalisait... 218$, soit à peine 2$ de plus que le prix initial.

«Avoir su, je ne me serais pas connecté une heure d’avance pour acheter ces billets jeudi, dit M. Marasco. J’aurais pu attendre dimanche ou lundi, pas de stress».

«S’il y a eu erreur de notre part, le tir sera rectifié rapidement», a réagi Olivier Primeau par message texte hier, disant attendre de connaître «les détails précis sur la façon de procéder».

La demande d’action collective doit encore être autorisée par un juge, mais les membres potentiels peuvent déjà s’y inscrire à l’adresse suivante : https://lambertavocatinc.com/recours-collectif-festival-metro-metro/