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Une école réussit à faire suspendre des dynamitages

Une école réussit à faire suspendre des dynamitages
CAMILLE DAUPHINAIS-PELLETIER/24 HEURES/AGENCE QMI

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Le Bureau du REM a suspendu des travaux de dynamitage prévus à côté d’une école primaire de Montréal, après que des parents et la commission scolaire aient exprimé leurs préoccupations.

L’école Saint-Germain d’Outremont est située à quelques mètres seulement du chantier de construction de la gare Édouard-Montpetit, qui accueillera les trains du Réseau express métropolitain (REM) à 70 m sous terre. 

Selon un courriel envoyé aux parents des élèves par le président du conseil d’établissement, Fabrice Desormeaux, le Bureau du REM a annoncé à l’école et à la commission scolaire avec seulement quelques jours de préavis que des travaux de dynamitage commenceraient mercredi, et qu’il pourrait y avoir jusqu’à quatre dynamitages par jour. 

Durant chacun de ceux-ci, les élèves auraient dû monter au deuxième étage de l’école, une mesure de précaution prévue au plan d’urgence de l’école. «Ça pourrait générer chez les élèves de l’inquiétude, des problèmes de concentration et des impacts sur les apprentissages», peut-on lire dans le courriel. 

La lettre enjoignait les parents à se mobiliser pour protester mardi. 

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Une nouvelle rencontre a finalement eu lieu lundi entre les représentants du REM et l’école, à la suite de laquelle la décision a été prise de reporter les dynamitages supplémentaires pour mieux pouvoir prévoir leurs impacts et les mesures d’atténuation à prendre, pour collaborer plus étroitement avec l’école, et pour mieux informer les parents. 

Contacté par le 24 Heures, M. Desormeaux a dit que ses collègues et lui sont «satisfaits de cette prise de position» et qu’ils ont annulé toutes leurs activités de manifestation. 

La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys a de son côté indiqué qu’elle a bien fait part au REM de ses demandes, par exemple de reporter la date des sautages après une réunion de comité de bon voisinage prévue le 28 février, ou encore d’organiser une rencontre pour les parents afin de répondre à leurs questions.

De son côté, le Bureau du REM soutient que ce chantier fait l'objet d'une «méthode d'intervention chirurgicale» où tout est contrôlé, et il rappelle que cette station sera la deuxième station la plus en profondeur en Amérique du Nord, dans un milieu densément bâti.

«Nous avons toujours fait preuve d'écoute envers le milieu et les riverains, afin d'adapter les méthodes d'intervention et d'atténuer les impacts en fonction des différents jalons de construction de cette future connexion entre le REM et le métro de Montréal», a assuré Jean-Vincent Lacroix, porte-parole pour le Bureau du REM.