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Autre recours collectif contre SNC-Lavalin

Bloc SNC-Lavalin
Photo d'archives

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La firme d'ingénierie québécoise SNC-Lavalin fait face à d’autres poursuites judiciaires.

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Après une demande d’action collective déposée le 6 février dernier en Cour supérieure du Québec, l’entreprise montréalaise est visée par un recours similaire en Ontario. Il est parrainé par le cabinet d’avocats Strosberg Sasso Sutts de Windsor.

Dans les deux cas, des investisseurs affirment qu’ils ont été lésés parce que l’entreprise ne les a pas avisés à temps concernant ses problèmes.

Pour la poursuite en Ontario, on reproche à SNC-Lavalin d’avoir tardé d’aviser les investisseurs que les procureurs fédéraux ne voulaient pas d’un accord à l’amiable et qu’ils comptaient aller de l’avant avec des accusations criminelles pour corruption envers d'anciens dirigeants de la compagnie concernant des contrats en Libye.

C’est ce dossier qui a mené à la démission d’un conseiller du premier ministre Justin Trudeau et qui a plongé le gouvernement fédéral dans l’embarras.

La requête du cabinet Strosberg Sasso Sutts de Windsor soutient que la compagnie et ses dirigeants auraient su dès le 4 septembre dernier qu’il n’y aurait pas d’entente avec Ottawa, mais que la nouvelle n’a été annoncée que par communiqué, le 10 octobre suivant. Par conséquent, SNC-Lavalin aurait violé les règles concernant les valeurs mobilières.

Au Québec aussi

La compagnie montréalaise doit aussi affronter une demande d’action collective déposée à Montréal au début février par le cabinet d'avocats Siskinds Desmeules.

Ce recours porte sur la divulgation de données ou de prévisions pour les secteurs des mines, de la métallurgie, du pétrole et du gaz, notamment en Arabie saoudite. Lorsque SNC-Lavalin a divulgué ces informations, le 28 janvier dernier, en avisant qu’elles auraient des incidences négatives sur ses prévisions de revenus et de profits, l’action a chuté d’environ 28 % cette journée-là.

Cette action collective soutient que les dirigeants de la firme d’ingénierie auraient fourni des informations inexactes aux investisseurs avant cette mise à jour cruciale de la fin janvier.

Ces deux demandes d’action collective doivent d’abord être approuvées par les tribunaux avant d’aller de l’avant en cour.

L’an dernier, SNC-Lavalin a accepté de verser 110 millions $ dans le cadre de deux recours collectifs intentés par des actionnaires mécontents en Ontario et au Québec.

Les plaignants alléguaient que la compagnie avait fait de fausses représentations dans certaines de ses communications publiques diffusées entre le 6 novembre 2009 et le 27 février 2012 découlant de ces contrats en Libye, alors dirigé par le colonel Mouammar Kadhafi.