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Des agents de sécurité pour limiter les violences en santé

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Les cas de violences sont si fréquents dans le domaine de la santé que plusieurs CHSLD ont recours à des agents de sécurité pour surveiller les patients susceptibles de devenir agressifs.

Selon des données obtenues par Le Journal en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, le CIUSSS de la Capitale-Nationale a dépensé plus de 121 200 $ pour des services d’agents de sécurité l’an dernier. Du 1er avril au 10 novembre, le CIUSSS a ainsi payé 4197 heures pour ce service.

Embauchés « à l’occasion » en CHSLD, précise le CIUSSS, les agents de sécurité sont attitrés à un seul patient, afin d’éviter qu’il se blesse ou attaque un préposé ou un autre résident. Leurs quarts de travail sont parfois 24 h sur 24, pour les patients plus agités.

Embauches critiquées

Toutefois, selon les représentants syndicaux du personnel de la santé du CIUSSS de la Capitale-Nationale, le phénomène est de plus en plus fréquent, alors que la « clientèle est de plus en plus lourde ».

Les patients atteints de troubles de santé mentale, de démence et d’Alzheimer sont les cas les plus fréquents qui nécessitent une surveillance personnalisée, souligne Patricia Lajoie, présidente de la FIQ au CIUSSS de la Capitale-Nationale.

Bien qu’ils admettent que la présence d’agents de sécurité est actuellement « nécessaire » en raison de l’importante pénurie de main-d’œuvre qui frappe le milieu de la santé, les syndicats estiment qu’il ne s’agit pas du « moyen le plus efficace ». « Ces agents-là n’ont pas la formation nécessaire pour surveiller cette clientèle », affirme Richard Boissinot, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

« Si on était en personnel suffisant, on serait capable de peut-être mettre d’autres alternatives en place pour calmer les patients et désamorcer les crises avant qu’elles arrivent. Mais avec la surcharge de travail, on ne peut pas être assez souvent auprès du patient », déplore Mme Lajoie.