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La police de Longueuil veut valoriser l’approche humaine

Une consultation publique est mise à la disposition de la population pour qu’elle transmette son opinion

La police de Longueuil veut valoriser l’approche humaine
Photo Jonathan Tremblay

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Afin d’instaurer un changement de culture et d’éliminer la perception de « combattants du crime », la police de l’agglomération de Longueuil consulte la population pour savoir ce qui est attendu d’elle.

« On veut continuer à combattre le crime, mais aussi à valoriser l’approche humaine de notre travail, a révélé Fady Dagher, directeur du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL), mardi, en conférence de presse. Presque 70 % de nos interventions n’ont rien à voir avec les crimes. Les besoins changent. On veut savoir ce que les gens attendent de nous. »

Ce nouveau projet de consultation publique indépendante sera donc disponible en ligne pour les résidents et les personnes qui fréquentent le territoire, sous forme de questionnaire, jusqu’au 30 avril.

Chapeauté par l’Institution du Nouveau Monde (INM), le projet passera par un processus rigoureux et transparent. Les résultats seront par la suite remis au SPAL, qui veut en savoir plus sur l’opinion des gens, concernant ses services.

« Le SPAL aura tous les outils pour améliorer la qualité de vie des citoyens », a indiqué Julie Caron-Malenfant, directrice générale de l’INM.

Proximité

D’ailleurs, M. Dagher souhaite que cette consultation renforce le lien de confiance et la proximité entre les citoyens et le SPAL. Autant pour les policiers actuels, que pour la relève.

La mairesse de Longueuil, Sylvie Parent, a pour sa part invité les citoyens à participer à l’exercice avec enthousiasme.

« Je travaille tous les jours pour améliorer les liens entre tous et chacun. On veut offrir un service de police de proximité. C’est une consultation innovante, d’avant-garde », a-t-elle affirmé.

Des besoins à Brossard

Du côté de Brossard, la mairesse Doreen Assaad voit d’un bon œil le projet. Elle espère que les résidents de sa ville y participeront, car les besoins vont en grandissant, pour cette portion de l’agglomération.

« Avec le projet du Réseau express métropolitain et le nombre d’habitants qui augmente, on va avoir besoin d’eux encore plus pour protéger nos citoyens », a-t-elle précisé.

Le budget alloué pour cette initiative qui résulte d’un an de travail dépasse les 73 000 $. Une dizaine de forums seront aussi organisés pour les citoyens et les représentants d’organismes.