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Le PQ veut la fin du cours d'éthique et culture religieuse

Le cours d'éthique et culture religieuse sur la sellette

Pascal Berube
Photo d'archives, Simon Clark Pascal Bérubé, chef intérimaire du PQ

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Pour régler le dossier de la laïcité, le gouvernement Legault doit abolir le cours d’éthique et culture religieuse, clame le Parti québécois.  

Les élus péquistes forceront la CAQ à se prononcer sur ce programme controversé, lors d'un vote cette semaine à l’Assemblée nationale.    

«Pour ce qui est du projet de loi [interdisant les signes religieux chez les employés de l’État en position d’autorité], on a déjà indiqué notre collaboration, notre volonté d’adopter la meilleure loi possible et d’y contribuer. Mais si on est vraiment sérieux dans notre volonté d’aller de l’avant avec la laïcité, il faut inclure l’abolition du cours d’ECR», affirme haut et fort le chef intérimaire péquiste, Pascal Bérubé.      

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S’il ne s’agit pas d’une condition formelle pour pouvoir bénéficier de l’appui du PQ, c’est certainement un «test de cohérence» pour le gouvernement caquiste, qui s’est engagé à régler la question d’ici l’été, insiste le souverainiste.    

«Il y a les signes religieux chez les personnes en autorité, mais il y a encore beaucoup plus de gens qui vont être touchés quotidiennement, c’est-à-dire les enfants, par un enseignement qui perpétue une vision à bien des égards dépassée de ce qu’est la religion.»     

Inégalité entre les sexes   

Selon M. Bérubé, le débat qui s’amorce sur la laïcité est le moment tout indiqué pour tirer un trait sur le cours d’ECR, qui «stigmatise» les enfants en fonction d’une pratique religieuse et propage des stéréotypes.  

  

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L’élu rappelle que le Conseil du statut de la femme réclamait d’ailleurs en 2016 une réforme complète du cours, qui participe au maintien des inégalités entre les sexes.    

«C’est aussi une vision multiculturaliste de l’éducation qui ne sied pas aux valeurs québécoises», renchérit le chef intérimaire du PQ.    

Volte-face  

 Seul hic, le ministre caquiste de l’Éducation s’est récemment positionné contre l’abolition du programme d’ECR.    

Dans une entrevue aux Francs-tireurs, Jean-François Roberge a confié en décembre dernier qu’il avait lui-même donné ce cours avant de faire le saut en politique.    

La CAQ s’était pourtant positionnée en faveur de l’abolition du cours d’ECR dans les écoles primaires, en 2012, lors de son congrès de fondation.