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Nouvelle tentative d'Omar Khadr pour faire assouplir ses conditions

Nouvelle tentative d'Omar Khadr pour faire assouplir ses conditions
Photo d'archives, AFP

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EDMONTON – L’ancien enfant-soldat Omar Khadr tente une nouvelle fois d’assouplir ses conditions de libération conditionnelle.

Il a comparu mardi et demande que le Canada considère que sa peine de huit ans, qui a été prononcée en 2010 aux États-Unis, est arrivée à expiration.

Né à Toronto, Khadr a reçu une peine de huit ans de prison des autorités américaines en échange d’une reconnaissance de sa culpabilité pour le meurtre d’un soldat. Il a aussi reconnu sa culpabilité aux accusations de crimes de guerre, complot, soutien matériel au terrorisme et espionnage. Il a été libéré sous caution, en 2015, et il est toujours en attente de son appel pour sa condamnation pour crime de guerre aux États-Unis.

Devant la juge en chef de la Cour du Banc de la Reine de l'Alberta, Mary Moreau, il a présenté une demande pour que le tribunal de la jeunesse réduise sa peine restante de trois ans et cinq mois à une seule journée. Les procureurs provinciaux et fédéraux estiment toutefois que ce n’est pas la place pour plaider de cette cause. Un avis que ne partage pas l’avocat d’Omar Khadr, Nate Whitling.

La juge en chef a indiqué qu’elle se prononcera, le 25 mars, à 9 h sur la demande de réduire sa peine de huit ans à un jour.

Pour rappel, Omar Khadr a été emprisonné à la prison de la base militaire de Guantanamo alors qu’il n’avait que 15 ans, accusé d’avoir tué d’une grenade un soldat américain lors d’une attaque. En 2010, il a reconnu sa culpabilité pour avoir tué ce soldat, incident remontant à 2002 lors de combats en Afghanistan. Il avait suivi son père, abattu sur place.