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Résidence pour aînés à Lévis: la cambrioleuse de 70 ans condamnée à 18 mois

« Ce n’est pas moi », a dit en larmes la condamnée au juge, qui l’a invitée à se prendre en main

Résidence pour aînés à Lévis: la cambrioleuse de 70 ans condamnée à 18 mois
Photo Stevens Leblanc

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Complètement atterrée, prise de forts tremblements et en larmes, la cambrioleuse de personnes âgées de 70 ans, Gisèle Poitras-Dallaire, a été condamnée à 18 mois de prison.

Le juge de la Cour supérieure Raymond W. Pronovost a soutenu que la Lévisienne, déclarée coupable par un jury de 14 chefs d’introduction par effraction et de vols dans des appartements de sa résidence pour personnes âgées, avait besoin « d’un choc pour se réveiller, pour prendre conscience de tout le tort » causé à ses victimes et à son entourage.

C’est l’effet qu’a eu la peine de 18 mois qu’il a prononcée contre elle hier. La septuagénaire, qui a tenu à rester debout, tremblait de tout son corps au fur et à mesure que le juge rendait sa décision.

« Quand s'arrêtera-t-elle ? Elle a bénéficié de la clémence de la Cour, de l'aide et de l'encouragement de son mari et de sa fille, même la présence de son petit-fils ne réussit pas à l'arrêter », a-t-il souligné à propos de Poitras-Dallaire qui a, depuis 2013, des condamnations en matière de fraude et de vols.

« Vous avez un problème, madame. Essayez de vous soigner », a dit le juge à la condamnée qui a répliqué, en larmes : « Ce n’est pas moi. Vous accusez une fausse personne. »

Au procès, elle avait nié être l’auteure des cambriolages, contredisant ses aveux faits aux enquêteurs. 

« Le jury ne vous a pas crue, madame », lui a rappelé le magistrat, avant qu’elle soit menottée par les constables spéciaux sous les yeux de son mari.

La Couronne réclamait deux ans de prison et la défense, une peine à purger les fins de semaine assortie d’une ordonnance de dédommagement à l’endroit des victimes.

Victimes « traumatisées »

La grand-mère de 70 ans a commis pendant un an un nombre « impressionnant » d’introductions par effraction dans des logements de la résidence Le Mieux-Vivre, à Lévis, où elle résidait.

Qualifiée d’« ange gardien » des résidents tellement elle était serviable et impliquée, Poitras-Dallaire profitait de l’absence de ses voisins, surtout des femmes, âgées de 71 à 92 ans, pour s’introduire dans leur appartement à l’aide d’une clé passe-partout.

Elle y dérobait de l’argent et parfois des bijoux, qui avaient une valeur sentimentale pour leur propriétaire.

Même si les montants des vols sont peu élevés – environ 2000 $ au total – il s’agit de méfaits « importants » pour « des personnes âgées à faible revenu », sans compter « les traumatismes énormes » subis par plusieurs.

Des victimes ont notamment développé de l’anxiété, sont hypervigilantes et font de l’insomnie depuis la série de vols, a-t-il rappelé.

« La majorité des victimes s’est sentie trahie par l’amitié qu’ils avaient avec l’accusée », a ajouté le juge, qui a considéré son absence totale de remords comme un des nombreux facteurs aggravants.

Verdicts en appel

Poitras-Dallaire a porté en appel ses verdicts de culpabilité la semaine dernière. Elle pourrait donc demander à être libérée d’ici les prochains jours, en attendant que la Cour d’appel statue sur son sort.

Sa peine de 18 mois est assortie d’une probation de trois ans.

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