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«Inquiète», la ministre Guilbault promet d’agir contre la prostitution juvénile à Québec

 «Inquiète», la ministre Guilbault promet d’agir contre la prostitution juvénile à Québec
Photo Simon Clark

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La présence à Québec de proxénètes de l’extérieur, motivée par une forte demande pour la prostitution juvénile dans la région, «inquiète énormément» la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, qui promet d’agir.

«J’ai moi-même une fille et, pour quiconque a des enfants en particulier, c’est très troublant d’apprendre que ce genre de commerce se fait ici, à Québec», a déclaré la vice-première ministre en réagissant au reportage à ce sujet paru dans les pages du Journal aujourd'hui. 

Malgré tous les moyens mis en œuvre depuis l’opération Scorpion en 2002, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) lutte encore contre une forte demande pour les services sexuels de jeunes filles mineures. Cinq présumés clients ont d’ailleurs été arrêtés la semaine dernière. Des proxénètes viennent même de Montréal et de Laval pour exploiter des jeunes filles dans la région, celles-ci étant souvent recrutées au moyen d'internet. 

Plus de moyens financiers?

«Sans rien laisser miroiter», la ministre Guilbault a laissé entendre ce matin que des moyens financiers additionnels pourraient être consacrés à la lutte contre la prostitution juvénile. 

«Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y aura bientôt un premier budget qui va être déposé... Alors, il est possible qu’on ait des nouvelles fraîches à ce sujet dans ce budget», a indiqué la ministre responsable de la Capitale-Nationale. 

Pour le gouvernement Legault, le constat fait par le SPVQ est une raison de plus de mettre sur pied une commission spéciale transpartisane sur la prostitution juvénile. Proposée il y a trois semaines par les députés Ian Lafrenière et Lise Lavallée, cette commission aurait pour mission de brosser un portrait global de la situation dans la province et de cerner des problématiques. 

Après Fugueuse

«Lors de la sortie de l’émission Fugueuse, tout le monde en a parlé [de prostitution juvénile], a rappelé aujourd'hui M. Lafrenière. Les parents ont été très sensibilisés à ça et, comme par magie, on a arrêté d’en parler, alors que c’est une problématique qui existe. Ce matin, Québec nous le confirme.» 

L’ancien porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal, qui félicite les policiers de Québec d'avoir reconnu l’existence du problème et de s'y attaquer, souhaite remplacer le «travail en silo» par une approche plus «globale». 

«Il faut se poser la question: pourquoi les jeunes filles entrent dans ce milieu-là? De quelle façon le recrutement se fait? a indiqué à son tour Mme Lavallée. Oui, agir avec les policiers, mais agir en amont pour éviter que les filles tombent dans ces filets-là.» 

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