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Des clients songent à abandonner le transport en commun

Des clients songent à abandonner le transport en commun
Francis Pilon

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Des habitués de la ligne de trains de Deux-Montagnes et de Mascouche refusent de se tourner vers les autobus et attendre jusqu’à 40 minutes de plus pour se déplacer au moment où le chantier du Réseau express métropolitain (REM) sera ouvert. Certains utiliseront leur voiture.

«J’ai l’impression que ça ne nous apportera absolument rien de différent ces navettes de plus. On est épuisé et je pense qu’on va juste se tourner vers la voiture et embarquer d’autres clients d’exo avec nous », s’est insurgée Anne Bilodeau, une utilisatrice de la ligne de trains de Deux-Montagnes depuis huit années, rencontrée à la gare Centrale. 

«On n’a décidé d’arrêter de se battre ou de chialer pour avoir des trains. C’est un retour en arrière de prendre une automobile, mais on n’a plus le choix», a-t-elle ajouté. 

Obligé de déménager

D’autres clients d’exo envisagent même de changer d’emploi ou de déménager. 

«Une chance, je n’ai pas d’enfants, ça compliquerait tout, a avoué Louis-André Gagnon. Les navettes ne sont pas une mesure alternative pour moi et pour personne de la ligne Deux-Montagnes. J’ai l’impression d’être abandonné. Je n’ai pas envie de perdre l’équivalent d’une journée par semaine dans une navette. Ma mesure alternative à moi, c’est de déménager au centre-ville ou changer de job et m’acheter un char.» 

Marylise Gaudet, qui utilise la ligne de Mascouche quotidiennement, souligne vouloir laisser la chance au coureur. 

«C’est moins pire sur ma ligne de trains que celle de Deux-Montagnes, a mentionné Mme Gaudet. Je vais essayer la navette durant un temps, mais crois-moi, si je m’impatiente, ma solution sera le covoiturage.» 

L’annonce des mesures alternatives aux lignes de trains qui fermeront pour le chantier du REM, a aussi attiré les foudres de nombreux clients d’exo sur les réseaux sociaux ce jeudi. La plupart ont affirmé ne pas être satisfaits par les alternatives proposées aux trains.