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Douloureuse reconstruction chez les Rangers

Zibanejad a perdu l’un de ses très bons amis avec le départ de Mats Zuccarello

L’échange de Mats Zuccarello a attristé son bon ami Mika Zibanejad.
Photo d’archives, AFP L’échange de Mats Zuccarello a attristé son bon ami Mika Zibanejad.

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NEW YORK | Les Rangers ont dévoilé leur jeu en février 2018 en écrivant une lettre à leurs partisans disant qu’ils amorçaient une phase de reconstruction. À l’intérieur du vestiaire, les joueurs n’ont pas le choix de s’armer de patience.

Depuis la publication de cette fameuse lettre, Jeff Gorton a respecté son engagement en échangeant plusieurs joueurs clés de sa formation pour regarnir sa banque d’espoirs et de choix.

L’an dernier, le DG des Rangers a coupé les ponts avec les Ryan McDonagh, J.T. Miller, Rick Nash, Michael Grabner et Nick Holden. Un an plus tard, il a sacrifié trois autres vétérans avec les départs de Mats Zuccarello, Kevin Hayes et Adam McQuaid.

Dans cette multitude de transactions, les Rangers ont reçu une cargaison de bons choix au repêchage. Ils ont notamment mis la main sur le choix de 1er tour des Bruins de Boston en 2018 (K’Andre Miller), le choix de 1er tour du Lightning de Tampa Bay en 2018 (Nils Lundkvist) et le choix de 1er tour des Jets de Winnipeg en 2019. Ils ont aussi obtenu le choix de 2e tour conditionnel en 2019 des Stars de Dallas.

S’ils ont choisi de construire, la situation à court terme restera périlleuse pour encore quelques mois ou années. Après le revers de 4 à 3 en tirs de barrage contre le Lightning, mercredi, où les Rangers ont offert une très bonne résistance, Mika Zibanejad et Marc Staal ont parlé de cette période de changements à Manhattan.

« J’ignore si la reconstruction sera très longue ou si elle se fera rapidement, a affirmé Zibanejad, en entrevue au Journal de Montréal. Je ne peux rien prédire. Mais je sais que je continuerai à travailler fort et je porterai ce chandail fièrement. Au cours de l’été, les dirigeants de l’équipe auront encore des décisions à prendre. »

Métamorphose complète

Il y a à peine cinq ans, les Rangers perdaient en finale de la Coupe Stanley contre les Kings de Los Angeles. Ils rateront cette saison les séries pour la deuxième année d’affilée.

« Il y a eu plusieurs changements depuis la finale de 2014, a rappelé Staal, l’un des trois survivants de cette édition avec Chris Kreider et Henrik Lundqvist. Après avoir connu autant de succès, on aurait aimé garder le même groupe plus longtemps. Mais nous n’avons pas terminé le travail en 2014. Avec un plafond salarial, il y a toujours des changements. Les Rangers ont pris une décision importante l’an dernier en entrant dans une phase de reconstruction. Je ne peux rien dire comme joueur, je respecte les choix de l’organisation.

« Nous voulons tous gagner, a enchaîné Staal. Les joueurs, les entraîneurs et les partisans se tannent rapidement des défaites. Il est vrai que le marché de New York est exigeant et pas nécessairement patient. Nous chercherons à redevenir une équipe compétitive le plus rapidement possible. »

L’aspect humain

Zibanejad, le meilleur marqueur des Rangers avec 63 points en 63 matchs, a ajouté sa voix à celle de Lundqvist en se disant chagriné par le départ de Zuccarello pour Dallas.

« Oui, c’est difficile de voir partir autant de bons joueurs en peu de temps, a reconnu le Suédois de 25 ans. Mais nous en avons parlé depuis le début de la semaine. Il y a toujours des émotions quand tu vois des coéquipiers et des amis changer d’adresse. Ils étaient des pièces importantes de notre casse-tête, mais aussi de bonnes personnes.

« Henrik jouait avec Zuc depuis longtemps, a ajouté Zibanejad. Il est un gars émotif et il n’a pas réussi à cacher sa tristesse. C’est correct ainsi. Zuc était également un très bon ami. Je jouais avec lui depuis deux ans et demi. Nous sommes très proches. Nous nous sommes parlé tous les jours depuis son échange aux Stars. Je trouve ça dommage pour lui puisqu’il s’est blessé dès son premier match. Je restais très près de lui à New York. Mats parle parfaitement le suédois même s’il est de la Norvège. Nous étions souvent ensemble, Henrik, Mats et moi. »