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Kyler Murray sous les projecteurs

Le petit gabarit du quart-arrière et son amour pour le baseball intriguent

Kyler Murray a brillé sur la scène universitaire à Oklahoma, au point où le débat fait rage à savoir s’il deviendra le premier quart-arrière sélectionné au repêchage malgré son petit gabarit.
Photo d’archives, AFP Kyler Murray a brillé sur la scène universitaire à Oklahoma, au point où le débat fait rage à savoir s’il deviendra le premier quart-arrière sélectionné au repêchage malgré son petit gabarit.

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INDIANAPOLIS | Kyler Murray représente le quart-arrière le plus électrisant en vue du prochain repêchage, mais son alléchant CV vient aussi avec des questionnements sur son petit gabarit et le fait qu’il ait été un choix de première ronde au baseball majeur. À Indianapolis, au Combine de la NFL, les exploits et les doutes entourant le passeur format pochette sont sur toutes les lèvres.

Avec les Sooners de l’Oklahoma, Murray a décroché le trophée Heisman remis au joueur universitaire par excellence au terme de la dernière saison, sa seule comme partant. Celui qui devrait entendre son nom assez tôt en première ronde le 25 avril au repêchage à Nashville a pulvérisé la compétition avec 4361 verges de gains, 42 passes de touchés et sept interceptions, en plus d’ajouter 1001 verges et 12 autres touchés au sol.

Au Combine, où toutes les équipes sont rassemblées pour épier les espoirs, les discussions ne tournent pourtant qu’autour de sa stature. Mesuré à 5 pi 10 po, Murray a fait osciller la balance à 207 livres, mais son poids régulier en situation de match tourne davantage autour de 190 livres. Plusieurs craignent que sa charpente cause sa perte face aux monstres de la NFL, mais d’autres ne s’en formalisent pas. Du moins, pas publiquement...

« Ce kid d’Oklahoma est fascinant ! Il représente un peu la direction que prend notre ligue à cette position. Est-il trop petit ? Nous essayons tous de déterminer ça », a résumé Mike Mayock, directeur général des Raiders, qui détiennent le quatrième choix.

Un joueur « électrique »

Son homologue John Lynch, des 49ers, a aussi expliqué de manière savoureuse à quel point Kyler Murray s’avère le joueur le plus intrigant de sa cuvée.

« Nous ne sommes même pas sur le marché pour un quart-arrière et pourtant, je n’arrête pas de regarder de la vidéo sur lui parce que c’est trop plaisant. Le gars est électrique ! » s’est-il extasié.

Il fut une époque pas si lointaine où un quart-arrière de 6 pieds ou moins se trouvait de facto rayé de toute liste de souhaits pour une équipe de la NFL.

Drew Brees (6 pi) a ouvert les premières portes et Russell Wilson, qui a gagné un Super Bowl avec les Seahawks, mesure à peine 4/8 de pouce de plus que Murray. La saison dernière, Baker Mayfield (6 pi), s’est illustré comme quart-arrière recrue. Cependant, ces joueurs sont plus costauds que Murray.

« Les temps ont changé. Les quarts-arrière produisent maintenant dans toutes les palettes de grandeur et de poids », a fait valoir Pat Shurmur, entraîneur-chef des Giants, qui chercheront probablement à trouver la relève à Eli Manning.

« Il faut regarder le joueur, son niveau de compétitivité, sa productivité et comment il se déplace. Il y a plusieurs facteurs à considérer », a-t-il enchaîné.

La perspective du baseball

L’autre point qui alimente le débat est que les A’s d’Oakland ont fait de Murray le neuvième choix au total du dernier repêchage du baseball majeur.

Dans les dernières semaines, l’explosif athlète a fait savoir qu’il se consacrerait au football, mais si toutefois sa future réalité ne répondait pas à ses attentes, l’attrait du losange pourrait revenir et hanter l’équipe qui le sélectionnera.

Les Raiders ont rencontré Murray cette semaine et leur entraîneur-chef Jon Gruden admet que la question est importante.

« Je crois en ce qu’il dit, mais je lui ai demandé trois fois s’il était sérieux. Mon père a repêché Bo Jackson parce qu’à l’époque à Tampa, personne ne croyait qu’il allait jouer au baseball. C’est un dossier très sensible », a-t-il expliqué.

Kyler Murray rencontrera les médias vendredi et sera bombardé de questions à cet effet.

 

Elijah Holyfield : Prêt à sauter dans l’arène de la NFL

Les porteurs de ballon de Georgia ont connu de bons moments dans la NFL récemment et Elijah Holyfield tentera de devenir le prochain dans la lignée.
Photo d’archives, AFP
Les porteurs de ballon de Georgia ont connu de bons moments dans la NFL récemment et Elijah Holyfield tentera de devenir le prochain dans la lignée.

Le nom Holyfield est associé à de grands moments sportifs, avec Evander qui a été sacré champion du monde de boxe dans les années 1990. Plusieurs années plus tard, c’est au tour de son fiston Elijah à tenter de laisser sa marque dans son combat bien à lui, soit celui de s’établir comme porteur de ballon dans la NFL.

Les porteurs ont lancé le bain médiatique jeudi au Combine à Indianapolis. S’il ne semble pas y avoir de talent rare à la Saquon Barkley cette année en vue du repêchage, plusieurs demis offensifs devraient néanmoins trouver preneurs après la première ronde pour amener du sang neuf dans le circuit Goodell.

Elijah Holyfield est l’un d’entre eux. Le produit des Bulldogs de l’Université Georgia souhaite imposer son style féroce et bâtir sa propre renommée. Le paternel, qui fut l’unique quadruple champion du monde des poids lourds et qui demeure considéré comme l’un des meilleurs boxeurs livre pour livre huit ans après son dernier combat, l’a vite habitué à se retrouver sous les feux de la rampe.

« Il y a plusieurs choses que nous avons vécues ensemble et qui m’ont préparé à des jours comme celui-ci. J’espère que j’aurai bien appris en chemin », a raconté jeudi celui qui tentera de suivre les traces de Todd Gurley, Sony Michel et Nick Chubb, qui sont passés avec succès du champ-arrière de Georgia à celui des Rams, Patriots et Browns, respectivement.

« C’est important pour moi de perpétuer la tradition parce que la Géorgie, c’est l’université des porteurs. Mais cette pression n’a rien de nouveau pour moi. Toute ma vie, j’ai dû suivre un grand héritage », a-t-il rappelé.

Le football avant la boxe

Pour les curieux, celui qui est l’un des 11 enfants d’Evander Holyfield a lui aussi tenté une incursion entre les câbles pour suivre les traces paternelles.

« J’ai essayé et j’étais plutôt bon. J’aurais même pu choisir cette avenue, mais la passion du football était trop forte pour moi. Tous les sports que j’ai pratiqués ne m’ont jamais procuré la même motivation. C’est ce qui me pousse encore aujourd’hui », a souri celui qui a enfilé les gants de 8 à 13 ans.

Maintenant, Elijah Holyfield devra prouver que son unique saison comme partant, lors de laquelle il a amassé 1018 verges au sol et 6,4 verges par portée, n’était que le début d’une longue percée.

« J’étais souvent assis derrière de bons porteurs et j’ai appris. Ça m’a aidé à développer mon intelligence du football. J’aime courir avec rage, mais je peux aussi y aller tout en finesse », a-t-il souligné.

Jacobs premier de classe ?

Chez les porteurs, si Holyfield porte le nom le plus célèbre, c’est toutefois Josh Jacobs (Alabama) qui risque d’être le premier élu à la position au repêchage, dès la ronde initiale.

« Je peux attraper le ballon, bloquer, courir, je peux tout faire. Certaines équipes pourraient craindre que je n’aie pas assez joué, mais ma production parle d’elle-même et je suis en santé », a-t-il soulevé.

 

Le bloqueur aux bras courts...

On vous l’a déjà dit, tout, tout, tout est passé au peigne fin lors du Combine de la NFL, afin que les 32 équipes recueillent le maximum d’informations sur les espoirs présents, qui se font évaluer sous toutes leurs coutures. Dans ce contexte, certains joueurs estiment qu’on leur cherche inutilement des poux et en viennent à ressentir une énorme tension. Jeudi, le bloqueur Jonah Williams (Alabama), qui figure parmi les plus dominants de sa cuvée, a préféré rire du fait que plusieurs se questionnent sur la longueur de ses bras. Quand un journaliste l’a interpellé à cet effet, la réponse valait une fortune. « Si tes bras étaient un peu plus longs, peut-être que tu atteindrais mieux ton clavier. Mais je suis sûr que tu n’as pas besoin de ça pour bien écrire. Si mes bras étaient un huitième de pouce plus long, probablement que je serais un meilleur joueur », a-t-il ironisé.

Les Rams prudents avec Gurley

Depuis la fin de la saison, plusieurs se demandent si le porteur des Rams, Todd Gurley, retrouvera sa touche après une fin de campagne où une blessure au genou et une utilisation limitée ont semé le doute. Poolers de ce monde, tenez-vous le pour dit, les finalistes du dernier Super Bowl entendent désormais ménager leur porteur étoile. « Depuis que Todd est dans la ligue, il a eu beaucoup de portées, beaucoup de verges et beaucoup de touchés. À la longue, il y a un élément de fatigue et il faut se demander s’il ne serait pas mieux de réduire sa charge de travail pour le garder plus frais pour la fin de la saison et celles à venir », a concédé le directeur général Les Snead.

Kareem Hunt et les Browns

L’embauche par les Browns du porteur de ballon Kareem Hunt, libéré par les Chiefs cet automne après qu’une vidéo de lui qui s’en prend physiquement à une femme a émergé, continue de susciter la controverse. Le nouvel entraîneur-chef à Cleveland, Freddie Kitchens, a justifié la décision de l’organisation de lui octroyer une seconde chance. « On parlera du football plus tard. Pour l’instant, il y a beaucoup de travail avant qu’il obtienne sa deuxième chance. En ce moment, on doit juste lui donner le soutien nécessaire pour qu’il devienne une meilleure personne », a-t-il dit à propos de celui qui excellait avec les Chiefs avant ses frasques hors terrain.