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La chicane fédérale-provinciale reprend sur le pont de Québec

Le gouvernement Legault ne veut pas payer pour la peinture

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Après l’immigration et le tramway, la peinture du pont de Québec s’ajoute à liste des dossiers sur lesquels Québec et Ottawa n’arrivent plus à s’entendre, a appris notre Bureau parlementaire.

Selon nos sources, les ministres fédéraux François-Philippe Champagne et Jean-Yves Duclos auraient récemment laissé entendre à certains partenaires qu’une entente avec le CN serait à portée de main pour autant que le gouvernement du Québec soit de la partie.

Mais contrairement à l’engagement pris par Philippe Couillard, le gouvernement Legault n’a pas l’intention d’allonger 23,5 M$ pour repeindre le pont de Québec, a indiqué une source proche du dossier.

L’argent était sur la table depuis 2014.

Le gouvernement Harper avait promis du même coup d’y consacrer 75 M$ ; la Ville de Québec : 1 M$ et la Ville de Lévis : 500 000 $.

Les trois paliers de gouvernement espéraient alors que le CN acquitte le reste de la facture, estimée à l’époque à 200 M$.

200 M$ pour le tablier

Mais depuis, les coûts pour faire disparaître la rouille du pont centenaire ont plus que doublé : on parle maintenant d’une facture d’au moins 400 M$ pour la peinture.

Les coûts pour refaire le tablier ont aussi explosé : le projet de réfection « à l’étude » au PQI est maintenant évalué à 200 M$, selon une source bien au fait du dossier.

Le ministère des Transports est aussi lié à un bail de 10 ans avec le CN, qui l’oblige à dépenser 60 M$ pour l’entretien du tablier. Le CN y contribue pour 35 M$.

Le gouvernement Legault considère donc qu’il collabore déjà largement avec le tablier du pont, une structure d’acier et de béton recouverte d’asphalte qui est arrivée à la fin de sa vie utile depuis plusieurs années.

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Renvoi de la balle

À huit mois des élections fédérales, Québec laisse le soin aux libéraux de Justin Trudeau de donner suite à leur engagement pris en 2015, qui consistait à régler le dossier de la peinture du pont avant juin 2016.

« En trois mois, on a fait pas mal plus qu’en 15 ans », soulignait le ministre fédéral de l’Infrastructure, François-Philippe Champagne, en entrevue avec Le Journal, le mois dernier.

Du côté du CN, « sur le dossier du pont, spécifiquement, il n’y a rien de nouveau », a indiqué mercredi Jonathan Abecassis, directeur des relations avec les médias pour l’entreprise, lors d’un échange avec notre Bureau parlementaire.