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Le nerf de l’aréna

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Des propos racistes à l’aréna ? Ben voyons donc ! Ça s’peut pas. Les arénas sont des sanctuaires où grandissent la distinction et le talent de garçons, de filles, d’hommes et de femmes s’inscrivant dans les dignes, louables et précieux principes du fair-play, de la culture sportive et de l’esprit sain dans un corps sain.

Oups ! Je ne sais pas si c’est l’ammoniac qui se dégage de la glace ou les émanations du poêle à hot-dogs, mais il y a quelque chose d’aussi phénoménal qu’incompréhensible qui se produit dans ces édifices. Comme de la violence automatique, comme une rage nouvelle qui s’impose dans les cerveaux tant sur la patinoire que dans les gradins.

Des fois, vous voyez entrer des petits bonhommes au visage d’ange, discrets et respectueux, et, quelques minutes plus tard, bâton en main, plus grands sur patins et casques protecteurs, ils deviennent de belliqueux gladiateurs.

COCHES PÉTÉES

On peut croire que c’est la nature du hockey qui provoque ce changement, mais attention parce que le virus se propage dans les estrades. Des gens, soudainement, deviennent capables de menacer l’arbitre de mort. Ils crient, vocifèrent et souhaitent que leur équipe estropie l’adversaire.

Des parents qui peuvent aussi se colletailler entre eux, lancer des objets sur la glace ou insulter des organisateurs.

On voit même des papas traiter leur propre enfant de peureux, de sans-cœur, de lâche.

Alors quand un Noir, un Chinois ou un Indien entre dans l’ambiance, croyez-vous que les choses se calment ?

Pour y avoir passé une très grande partie de ma vie, je vous dirai que l’observation des humains dans un aréna, c’est comme un regard avec une loupe très épaisse.

T’AUSSI

  • Première question de Donald Trump à Kim Jong-un : « Faites-vous des murs, vous autres ? »
  • Premier jour de régime : J’ai fait disparaître de la maison toutes les choses qui font engraisser. C’était délicieux.
  • Prévision météo : Aujourd’hui y fait frette, demain ce sera froid et on gèlera samedi. Plus frais dimanche.
  • « Pour être dans les souvenirs de vos enfants demain, il faut être dans leur vie aujourd’hui. »

À DEMAIN

Des soirs, il n’y a que le gars de la Zamboni qui est calme.