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Les pharmaciens réclament plus de responsabilités

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À l’image des infirmières spécialisées qui pourront bientôt poser certains diagnostics, les pharmaciens souhaitent eux aussi obtenir plus de responsabilités afin de désengorger la première ligne du système de santé.

L’Association québécoise des pharmaciens propriétaires a rencontré hier l’ensemble des partis à Québec pour proposer de prendre en charge la vaccination ainsi que le suivi de patients à la sortie de l’hôpital. De plus, les pharmaciens souhaitent assurer le suivi du traitement des maladies chroniques, comme le diabète et l’hypertension.

Ils demandent également l’abolition de certains frais pour le prolongement des ordonnances de médicaments ou le remplacement par une autre marque en cas de rupture de stock. Ces actes, plaident-ils, sont offerts gratuitement en clinique. Ainsi, un patient risque de se tourner vers son médecin pour économiser les frais en pharmacie, ce qui engorge inutilement le réseau.

Revoir la rémunération

Du même souffle, le président de l’association, Jean Thiffault, a plaidé pour une « refonte complète du modèle de rémunération » de ses membres. « On veut répartir la rémunération du pharmacien : un peu moins pour la vente de médicaments, un peu plus pour les services. » Une négociation à ce sujet a débuté sous le précédent gouvernement, mais n’a pas encore abouti.

Les pharmaciens ont aussi réitéré leur désir de pouvoir vendre du cannabis thérapeutique, alors que celui-ci est présentement acheminé aux patients par des fournisseurs privés.

Long processus

La fin de semaine dernière, le Collège des médecins a accordé aux infirmières spécialisées le pouvoir de poser des diagnostics pour six maladies chroniques. Longtemps réclamés, ces nouveaux pouvoirs s’inscrivent dans la volonté de la nouvelle ministre de la Santé, Danielle McCann, de confier plus de responsabilités aux divers professionnels du milieu et ainsi délester les médecins.

Toutefois, le processus est long. Contrairement à ce qu’ont rapporté certains médias, les infirmières spécialisées ne pourront pas poser de diagnostics avant quelques mois.