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Pornographie juvénile: une autre vedette du web arrêtée

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Après Carlos Desjardins, cette vedette du web accusée de divers délits de nature sexuelle, voilà que son acolyte, Dylan Demers, fait aussi face à la justice pour des infractions présumées reliées à la pornographie juvénile.

Dylan Demers, un influenceur autoproclamé de 21 ans qui réside à Longueuil, fait face à trois accusations de production et de distribution de pornographie juvénile, une accusation de leurre et une autre pour du harcèlement criminel. Il a brièvement comparu au palais de justice de Longueuil, jeudi matin.

Les faits allégués se seraient produits entre les mois de janvier et de juillet 2018 à Québec. Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), qui a amorcé son enquête au printemps 2018, a recueilli les témoignages de cinq victimes présumées, toutes des adolescentes.

Cette période coïncide avec le déclenchement d’une autre enquête contre son complice Carlos Desjardins, 20 ans, avec lequel Demers s’est souvent mis en scène dans des vidéos. Il avait été arrêté le 5 septembre pour production et distribution de pornographie juvénile.

Cinq victimes présumées


Le porte-parole de la police de Québec, David Poitras, précise que «ce n’est pas impossible» que Dylan Demers ait fait d’autres victimes, lesquelles pourraient se trouver partout au Québec en raison de la portée des outils numériques.


«On invite ces dernières à dénoncer la situation», poursuit M. Poitras, qui insiste sur la «formation spécifique» des enquêteurs pour intervenir auprès des jeunes plaignants.


Selon le SPVQ, Demers aurait approché ses victimes sur des réseaux sociaux populaires comme Facebook, Instagram et Snap Chat, des plateformes sur lesquelles il est «très actif», pour ensuite produire des images à caractère sexuel de celles-ci et les partager. Un modus operandi similaire à celui décrit dans le dossier de Desjardins.


«Aucun rapport»


À la suite de l’arrestation de Carlos Desjardins, Dylan Demers avait cherché à se détacher publiquement des soupçons pesant sur son ancien complice, disant n’avoir «aucun rapport là-dedans» dans une vidéo publiée le 8 octobre 2018.


«Il y a tout le temps deux côtés dans une médaille. Je ne suis pas du bord à Carlos, aucunement, et je ne suis pas de l’autre bord. J’en ai aucune idée de qu’est-ce qu’il se passe (sic)», mentionne-t-il dans cette vidéo, dans laquelle il s’entretient au téléphone avec Desjardins, qui l’appelle depuis un centre de détention.


Rappelons que le dossier de Desjardins s’est passablement alourdi depuis sa première comparution, lui qui fait désormais face à une trentaine de chefs d’accusation, notamment d’agression sexuelle, de leurre et d’extorsion, pour divers délits qu’il aurait commis à l’endroit de 17 jeunes femmes, presque toutes mineures.


De son côté, Dylan Demers sera de retour en cour le 6 mars. La suite des procédures se déroulera à Québec. Il demeure en détention.