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SNC-Lavalin: le gouvernement Legault reconnaît qu'il ne peut rien faire pour assurer la survie de l'entreprise

SNC-Lavalin: le gouvernement Legault reconnaît qu'il ne peut rien faire pour assurer la survie de l'entreprise
Simon Clark/Agence QMI

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QUÉBEC | Le gouvernement Legault reconnaît ne rien pouvoir faire dans l’immédiat pour assurer la survie de SNC-Lavalin au Québec, mais il affirme être en contact constant avec les différents acteurs économiques concernés pour trouver une solution.  

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«Il faut être disponibles s’il y a des actes qu’on doit poser. Mais présentement, il n’y a rien qui est sur mon bureau pour SNC-Lavalin», a expliqué aujourd'hui le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, lors d’une mêlée de presse.  

«On peut intervenir financièrement s’il y a une pression financière [sur une entreprise]. Par contre, quand on regarde SNC-Lavalin, il n’y a pas de murs de dettes devant elle. Donc, il n’y a pas d’enjeu financier à court terme, mais plutôt un enjeu de réputation», a-t-il ajouté.  

 Dans la même veine, la ministre québécoise de la Justice, Sonia LeBel, a indiqué ne pas avoir l’intention de s’impliquer pour le moment.  

«Si, un jour, la décision change parce que les circonstances ou les informations qu’on pourrait détenir changent, bien, je pourrai [intervenir] en toute transparence et je devrai expliquer à la population pourquoi j’interviens dans ce dossier, pour éviter les pressions d’allégations politiques», a-t-elle expliqué.  

SNC-Lavalin fait face à des accusations de fraude et de corruption pour des agissements qui auraient eu lieu en Libye. L’entreprise, dont le siège social est à Montréal, a tenté de conclure avec la Couronne une entente à l’amiable, ce qui a jusqu’à présent été refusé puisque les poursuites criminelles sont maintenues.  

Risques importants  

Pour sa part, le premier ministre François Legault a souligné que la situation demeurait «très inquiétante» pour la préservation des emplois de SNC-Lavalin au Québec.  

«Si, effectivement, SNC-Lavalin ne peut obtenir de contrat public pendant 10 ans, si le procès dure deux ou trois ans, effectivement, ça crée de gros problèmes, de gros risques pour les emplois», a-t-il expliqué en mêlée de presse aujourd'hui.  

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Sans évoquer de solution concrète, il a précisé être en discussion avec le président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, et avec le président de SNC-Lavalin, Neil Bruce, «pour qu’on voie ensemble comment on peut protéger ces très bons emplois».  

Il a également rappelé que le déménagement éventuel du siège social était «un risque important», puisque l’entreprise n’a pas d’actionnaire de contrôle.