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Des produits corporels «zéro déchet» faits à la main

Marie-Christine Plouffe
Courtoisie Marie-Christine Plouffe

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Il y a deux ans, Marie-Christine Plouffe s’est donné un défi de taille: créer des produits d’hygiène corporelle écoresponsables. Aujourd’hui, avec son entreprise Atoca, la Gatinoise souhaite devenir une actrice importante du mouvement zéro déchet.

Baumes à lèvre, dentifrice, déodorant, savons, les produits développés par la fondatrice d’Atoca sont entièrement écoresponsables. Oui, même les emballages. «Les éléments présents dans nos produits, comme l’avoine ou le miel, ont tous été obtenus de manière naturelle. Nos emballages sont quant à eux compostables ou réutilisables. Il n’y a donc aucun déchet qui résulte de l’utilisation de nos produits», explique-t-elle.

D’ailleurs, tous les produits sont confectionnés à la main à l’atelier d’Atoca dans Rosemont.

Marie-Christine Plouffe
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«J’ai toujours eu un intérêt pour l’entrepreneuriat. Petite, je vendais des dessins à mes amis et mes proches», confie Marie-Christine avec un sourire dans la voix. 

C’est pendant son baccalauréat en droit à l’Université de Montréal que le déclic s'est fait. «J’ai commencé à être vraiment passionnée par le mode de vie zéro déchet et plus précisément par la confection de produits naturels».

Voyant un manque de produits d’hygiène corporelle écoresponsables sur le marché, la Gatinoise de 23 ans a décidé de démarrer son entreprise tout en restant aux études. «Je préparais mes propres baumes à lèvre naturels. Mes amis ont démontré un grand intérêt envers mes produits et j’ai réalisé qu’il y avait un potentiel commercial intéressant. Donc je me suis lancée».

Après le bac, elle a dédié toute son énergie au projet. Elle a commencé par établir un modèle d’affaires et une gamme de produits variés.

Marie-Christine Plouffe
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Puisque l'image est très importante dans ce type de marché, Marie-Christine a fait appel à sa sœur aînée Laurence, photographe et graphiste, pour développer le branding de l'entreprise.

Récemment, la créatrice d’Atoca s’est associée avec une partenaire d’affaires pour mieux répartir les tâches, qui s’amoncelaient rapidement avec la popularité grandissante de l’entreprise. «Nos produits sont disponibles dans plus de 20 points de vente au Québec, du Saguenay au Bas-Saint-Laurent en passant par la région de Montréal, donc je voulais vraiment quelqu’un qui puisse m’appuyer dans toutes les démarches administratives».

Marie-Christine et sa partenaire Milly Paquet
Courtoisie
Marie-Christine et sa partenaire Milly Paquet

Une industrie en pleine expansion

Estimée à 10 milliards en 2016, on prévoit que l'industrie des produits de beauté écoresponsables devrait presque doubler d'ici 2024. Pour les soins de la peau, les produits organiques et naturels représentent déjà le tiers des parts de marché. «Je pense que c’est voué à grandir de plus en plus. Les gens sont conscients des défis environnementaux auxquels ils sont confrontés et ils veulent faire leur part pour changer les choses», avance l'entrepreneure. 

Malgré cet engouement, Marie-Christine a décidé de ne pas se baser exclusivement sur son entreprise pour gagner sa vie pour l’instant. «Je travaille dans un café à temps partiel pour payer mes factures et réinvestir une partie de l’argent dans l’entreprise», raconte celle qui travaille également sur un autre projet entrepreneurial à saveur écologique, pivo.eco, un «genre d’Amazon pour les produits écoresponsables» qui verra le jour sous peu.

Marie-Christine Plouffe
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Avant de s’engager dans l’industrie de l’écoresponsabilité, il faut savoir qu’elle comporte son lot de défis selon l’entrepreneure. «Il n’y a pas beaucoup d’offres en termes d’emballages écologiques en ce moment. Les quelques options disponibles sont souvent dispendieuses, ce qui nous pousse à augmenter les prix de notre marchandise si l’on veut être rentable». 

Marie-Christine Plouffe
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Elle soutient aussi qu’«on doit être vigilant quant à l’authenticité des méthodes écoresponsables des fournisseurs des produits». Elle explique que certaines compagnies utilisent des techniques marketing pour faire croire aux clients qu’elles opèrent dans les normes écoresponsables sans toutefois répondre aux exigences que cela implique.

Dans 5 ans, la créatrice d’Atoca aimerait que son entreprise soit reconnue comme une référence écoresponsable partout à travers le monde. «On veut avant tout éduquer nos clients afin qu’ils puissent changer leurs habitudes de vie pour un futur plus vert», souligne la femme d'affaires, qui souhaite prochainement lancer un blogue sur l’entrepreneuriat écoresponsable.

«Bref, on veut faire une vraie différence». 

Pour suivre les aventures d'Atoca, c'est par ici

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