/misc
Navigation

Le décompte est lancé pour Reed

Huit mois après avoir acquis Johnny Manziel, Kavis Reed se retrouve le bec à l’eau.
Photo d'archives Huit mois après avoir acquis Johnny Manziel, Kavis Reed se retrouve le bec à l’eau.

Coup d'oeil sur cet article

Lorsque les Alouettes ont fait l’acquisition de Johnny Manziel en juin dernier, j’avais écrit que le directeur général Kavis Reed jouait son emploi avec cette transaction. Avec la libération du quart mercredi, l’homme de football ne doit pas dormir sur ses deux oreilles.

Il accumule les mauvaises décisions et les saisons misérables depuis 2016. Sa fiche de 8-28 comme directeur général est là pour le prouver. Et rien n’indique que les Alouettes connaîtront une campagne 2019 différente des trois dernières.

Reed sera congédié, mais on ne sait pas encore quand. Si les Alouettes étaient en meilleure santé financière, il aurait été limogé en novembre dernier. Ce n’est pas le cas et Reed a pu garder son emploi.

Doutes dès le départ

J’ai eu des doutes sur Reed dès son embauche. Il n’avait aucune expérience comme directeur général, et les commentaires à son endroit étaient peu élogieux.

Au départ, il avait une vision claire pour l’avenir des Alouettes. Du moins sur papier. Ça s’est gâché lorsqu’il a tenté de l’appliquer dans le quotidien de son équipe.

Mercredi, une autre tuile est tombée sur sa tête avec la libération de Johnny Manziel. Reed connaissait les particularités du contrat du joueur avant de faire son acquisition. Est-ce qu’il avait bien fait ses devoirs ? Dur à dire.

À Hamilton, Manziel avait recommencé à avoir des problèmes à l’extérieur du terrain et toutes les équipes de la LCF le savaient. Personne ne sait si c’était lié à une rechute ou à sa bipolarité. Reed a fait l’échange malgré ces lumières rouges.

Intentionnel ?

Manziel n’a pas respecté ses conditions pour demeurer dans la LCF. Les Alouettes ont été obligés de s’en départir.

Est-ce que le quart a enfreint les règles de façon intentionnelle pour avoir une nouvelle chance aux États-Unis ? Pas impossible.

Reed m’a raconté en janvier que Manziel se préparait avec sérieux pour la prochaine saison. La situation était au beau fixe. Par contre, tout a basculé dans les semaines suivantes.

Aucune compensation

Reed aurait été informé avant l’ouverture du marché des joueurs autonomes qu’il devait libérer son joueur. Il aurait pu utiliser le montant du salaire de Manziel (environ 200 000 $) pour attirer un quart de qualité à Montréal.

Il n’a pas bougé et la LCF a attendu seulement à mercredi pour invalider le contrat du pivot.

De plus, Reed ne demandera pas de compensation à la LCF pour avoir été forcé de libérer l’ancien de Texas A&M. Le dossier Manziel est un autre échec à sa feuille de route déjà peu reluisante.

Le décompte pour le congédiement de Reed est amorcé. Si les Alouettes commencent leur prochaine saison du mauvais pied, le président Patrick Boivin n’aura pas d’autre choix que de passer à l’action. Il en va de la survie de son équipe à long terme à Montréal.