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Le futur à l’assaut de vos jobs

Le futur à l’assaut de vos jobs
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À mesure que le futur les rattrape, les gens ordinaires s’inquiètent pour leur avenir. Et certaines indications leur donnent raison.

Chaque année, le grand cabinet de conseil en ressources humaines Mercer sort une étude sur les tendances du marché de l’emploi. Celle de 2019 est frappante par l’accélération qu’elle laisse présager.

D’après ce rapport fait à partir des réponses de 7300 intervenants, nos emplois subiront une grande mutation dans les trois années à venir.

Bien sûr, c’est vers l’intelligence artificielle et l’automatisation qu’il faut regarder. Non seulement la robotisation est prête à se répandre dans les usines et les fabriques, mais les employeurs sont de plus en plus enclins à l’accueillir dans leurs prémices.

La proportion de décideurs organisationnels qui prévoit d’importantes perturbations dans l’industrie a augmenté de 26% entre 2018 et 2019. Ainsi, plus de la moitié des directeurs s’attendent à ce que des technologies robotisées remplacent une job sur cinq au sein de leur entreprise.

Ceci dit, les experts annoncent que les avancées technologiques permettraient la création de 58 millions d’emplois dans le monde d’ici 2022.

Les gens qui auront perdu leur emploi à cause de l’IA pourront-ils alors se retrouver une job grâce à elle? Ce n’est pas sûr. Cela demanderait beaucoup d’efforts et d’investissement de leur part afin d’acquérir la formation nécessaire.

Par ailleurs, une autre source d’inquiétude viendrait perturber les employés. Alors que la sécurité de l’emploi figure parmi les premières raisons pour lesquelles des travailleurs rejoignent une entreprise et y restent, cette assurance pourrait progressivement disparaître.

En effet, près de huit dirigeants d’entreprise sur 10 souhaitent diminuer le nombre d’employés à temps plein afin de les remplacer par des pigistes et autres travailleurs autonomes.

La promesse de stabilité serait moins présente. C’est un nouvel impératif qui s’imposerait : celui de la flexibilité. Quel mode de vie cela laisse-t-il envisager? Quelle culture d’entreprise pourrait s’établir avec ces nouvelles pratiques?

Ce sont des questions auxquelles il faudra répondre afin d’envisager une transition en douceur. Si possible.

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