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Le PLQ exagère la pénurie de main-d’œuvre

Monsef Derraji
Photo Agence QMI, Simon Clark Monsef Derraji

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Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : les recherchistes de notre Bureau d’enquête, basées à Montréal, Québec et Ottawa, se spécialisent dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, elles vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


L’Énoncé

Le porte-parole libéral en matière de PME et d’innovation, Monsef Derraji, a déclaré mardi en période de questions qu’« avec 3,9 [%] de postes vacants, le Québec a continué de connaître la pénurie de main-d’œuvre la plus sévère au pays. C’est aujourd’hui plus de 118 000 postes qui demeurent à combler dans toutes les régions du Québec ».

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Les faits

Monsef Derraji a doublement tort.

D’abord, il n’y a pas 3,9 % de postes vacants au Québec, mais 3,2 %, selon les données de Statistique Canada pour le dernier trimestre de 2018.

Ensuite, il est faux d’affirmer que la pénurie de main-d’œuvre au Québec est la pire au pays. Le taux de postes vacants au Québec est juste en bas de la moyenne canadienne de 3,3 %, et il arrive au 6e rang sur 13 provinces et territoires.

C’est la Colombie-Britannique qui connaît le pire taux de postes vacants, avec 4,8 %.

Même avec une plus longue période s’étalant sur toute l’année 2018, le portrait reste sensiblement le même.

M. Derraji avait toutefois raison sur le nombre de postes à pourvoir, soit 118 520.


► Vous avez une idée pour nos recherchistes ? Écrivez-leur à l’adresse suivante : heurejuste@quebecormedia.com.