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Un autre tour de piste pour Luc Brodeur-Jourdain avec les Alouettes

Luc Brodeur-Jourdain
Photo Agence QMI, Joël Lemay Luc Brodeur-Jourdain

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À ce stade-ci de sa carrière, Luc Brodeur-Jourdain considère chaque nouvelle saison avec les Alouettes de Montréal comme une bénédiction, mais le Québécois a tout de même l’intention de se battre bec et ongles pour se tailler une place de choix au sein de la formation.

Le joueur de ligne offensive québécois, qui n’a jamais songé à porter un autre uniforme dans la Ligue canadienne de football, a signé une entente d’un an vendredi, ce qui lui permettra de passer une 12e saison dans l’organisation des Alouettes.

«Je savais que les Alouettes avaient d’autres combats à mener avant [de s’occuper de mon dossier]. De mon côté, la porte était toujours ouverte, a-t-il expliqué en point de presse aux bureaux de l’équipe au Stade olympique. Il s’agissait de me donner un coup de fil et on allait s’entendre rapidement.»

«Mon désir de jouer au football est toujours présent, a-t-il ajouté. Je pense que j’ai encore quelque chose à offrir, que ce soit sur le terrain ou en dehors.»

Compétitif

Au cours de la dernière campagne, Brodeur-Jourdain a pris part à 13 parties, dont trois en tant que partant. Il était d’ailleurs le joueur de centre partant pour les deux derniers duels de la saison, que les Oiseaux ont remportés.

«Je serai là pour soutenir [les plus jeunes], mais aussi pour les mettre au défi», a-t-il affirmé.

«Je sais aussi que ma présence sur le terrain en fin de saison a donné une certaine assurance à l’équipe, a-t-il poursuivi. La ligne offensive a bien fait dans les derniers matchs, ce qui nous a aidé à connaître du succès.»

Comme en 2018, Brodeur-Jourdain devrait normalement être réserviste cette année, un rôle qu’il n’a pas de problème à remplir. «Le rôle d’un joueur de soutien est aussi important que celui d’un partant, a-t-il dit. Tu dois aider tes coéquipiers à se préparer à disputer le prochain match. C’est quelque chose que j’ai fait au début de ma carrière et que je vis de nouveau vers la fin.»

Optimiste

Un pilier de l’équipe depuis 2009, Brodeur-Jourdain a connu de bons comme de mauvais moments à Montréal. Il a soulevé la coupe Grey en 2009 et 2010 en plus d’assister au lent déclin de la formation depuis 2014, la dernière année où les Alouettes ont pris part aux éliminatoires.

En dépit de cette séquence peu envieuse, l'athlète originaire de Saint-Hyacinthe aborde la prochaine saison avec optimisme.

«Je pense que nous serons compétitifs, a-t-il indiqué. Nos jeunes joueurs ont un bon potentiel et ils ont pris de l’expérience l’an dernier. Nous verrons leur progression en 2019.»

Brodeur-Jourdain est un compétiteur dans l’âme. «Je n’ai jamais foulé le terrain en pensant que je pouvais perdre un match», a-t-il lancé.

Cela dit, il savourera cette autre campagne avec les Alouettes, qui pourrait être sa dernière. «Je n’ai encore jamais travaillé de ma vie et je vais bientôt avoir 36 ans. Je suis choyé», s’est-il réjoui.

L’affaire Johnny Manziel, du «jamais vu»

Comme le reste de la planète football, Luc Brodeur-Jourdain a été surpris mercredi quand la Ligue canadienne de football (LCF) a forcé les Alouettes de Montréal à libérer Johnny Manziel.

«C’est un scénario atypique. Ce qui est arrivé avec Johnny Manziel, c’est quelque chose que je n’avais jamais vu dans ma carrière», a reconnu le Québécois, dans un point de presse dans les bureaux des Alouettes après l’annonce de la signature de son nouveau contrat d’un an avec l’équipe.

Selon la LCF, Manziel n’a pas respecté une des conditions de l’entente qui lui permettait d’évoluer dans la Ligue. En plus de dire aux Alouettes de le libérer, le circuit a annoncé qu’il n’approuverait aucun contrat pour l’ancien quart de la NFL si une autre formation essayait de s’entendre avec lui.

«C’est un joueur que nous voulions avec nous, a affirmé Brodeur-Jourdain. [Son départ] n’a pas été fait de notre plein gré, mais c’était le risque qui venait avec son acquisition.»

Du potentiel

En l’absence de Manziel, les Alouettes devraient entamer leur camp d’entraînement au mois de mai avec cinq quarts-arrière : Antonio Pipkin, Jeff Mathews, Vernon Adams fils, Matthew Shiltz et Hugo Richard.

«Ils seront très compétitifs pendant le camp et je pense que c’est celui qui limitera au maximum les erreurs qui va remporter la course», a indiqué le joueur de ligne offensive, qui a observé de près la plupart des candidats au poste de partant.

«Manziel a été le partant, mais je ne pense pas qu’il avait une si grande avance sur Pipkin, a-t-il dit. Les deux étaient toujours sur la corde raide.»

Brodeur-Jourdain avait aussi de belles choses à dire sur les autres passeurs de l’équipe.

«Mathews a une bonne tête sur les épaules et il lance bien le ballon, [...] Adams fils a démontré de belles choses avant de se blesser, [...] Shiltz est toujours resté dans l’ombre à cause de la profondeur, mais il travaille très fort. Je le vois tous les jours se préparer comme s’il était le partant», a analysé le vétéran de 35 ans.

Les Alouettes disputeront leur premier match préparatoire le 30 mai contre les Argonauts, à Toronto. Ils entameront la saison régulière le 14 juin au domicile des Eskimos d’Edmonton.