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Quatre poursuites totalisant plus de 3 M$ contre le Village Vacances Valcartier

Quatre poursuites totalisant plus de 3 M$ contre le Village Vacances Valcartier
Photo courtoisie, Village Vacances Valcartier

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Le Village Vacances Valcartier (VVV) fait face à quatre poursuites distinctes de visiteurs qui allèguent s’y être blessés gravement. Ils réclament des dommages totalisant plus de 3 M$.  

Les demandes introductives d’instance, qui concernent quatre événements différents, ont toutes été déposées en même temps cette semaine, au palais de justice de Québec, par le cabinet d’avocats Tremblay Bois Mignault Lemay.  

Il est allégué, dans chacune d’elles, que «les fautes et la négligence» du VVV «ont causé l’ensemble des dommages» des demanderesses.  

Ces dernières soutiennent que l’entreprise a failli à ses obligations de fournir des installations sécuritaires et a commis des fautes dans la surveillance des lieux et dans l’encadrement des activités.  

Ado de 13 ans blessée  

La mère d’une adolescente de 13 ans réclame au VVV près de 1 M$ à la suite d’un accident survenu dans une pente enneigée du centre de glisse extérieur, le 28 février 2016.  

Alors que l’adolescente et trois autres jeunes dévalaient une pente, leurs chambres à air seraient entrées en collision au bas de la piste, où il y avait «un creux».  

La jeune fille aurait été éjectée et serait violemment tombée sur la tête. La demanderesse déplore qu’il n’y avait pas de surveillant du VVV et que les jeunes n’avaient reçu aucune instruction avant de s’aventurer dans la pente, «qui présentait des dangers importants».  

L’adolescente a dû être opérée au cerveau après avoir subi une triple fracture du crâne et une hémorragie, notamment.  

Selon la requête, elle conserve d’importantes séquelles neuropsychologiques permanentes. «Sa fille n’est plus la même», lit-on. La jeune, qui était en santé et avait de la facilité dans ses études avant les événements, a dû arrêter pour de bon l’école, ce qui lui donne un secondaire 1, est-il écrit.  

Bora Parc  

Les autres requêtes concernent trois incidents qui se sont produits au Bora Parc, au printemps 2017, soit dans les premiers mois d’opération du nouveau parc aquatique intérieur.  

Une femme de 38 ans affirme conserver des «séquelles permanentes et envahissantes» après s’être heurté la tête sur le haut du tube pendant sa descente dans la glissade d’eau Vipère. Elle réclame plus de 300 000 $.  

Une autre femme de 31 ans, une gérante de restaurant qui soutient être maintenant «invalide» et conserver d’importantes séquelles, souhaite obtenir 1,3 M$ de dommages après s’être cognée la tête lors d’une violente chute dans la Vague de surf.  

La quatrième requête de 500 000 $ concerne une femme de 49 ans qui dit elle aussi conserver d’importantes séquelles d’un traumatisme crânien à la suite d’une chute dans la glissade d’eau Cobra.  

«Fruit du hasard»  

Si ces demandes cheminent en même temps et sont déposées à la veille de la semaine de relâche, il s’agit «du fruit du hasard», a précisé au Journal Me Étienne Giasson.  

«La date de dépôt des procédures a été dictée par le délai de prescription pour l’une des réclamations (28 février 2019) et n’est aucunement une démarche concertée ou planifiée en lien avec la relâche scolaire», dit-il.  

Le VVV n’a pas souhaité commenter, puisque les dossiers sont judiciarisés.  

«Nous avons toujours eu une grande fierté d’offrir des loisirs dans un environnement de qualité et sécuritaire. Chez nous, il n’y a pas de compromis qui sont faits sur la sécurité», nous a-t-on laconiquement répondu.