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Campeau 0203
Photo courtoisie En quatre heures de pêche au lac Giles, en compagnie de Philippe Poulin-Veilleux, nous avons déjoué une trentaine de grandes bouches, dont ces deux belles palettes.

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Peu de pourvoyeurs peuvent proposer à leur clientèle de se mesurer à l’espèce la plus populaire chez nos voisins du sud.

Au Québec, on retrouve l’achigan à grande bouche dans la partie septentrionale ainsi que dans la belle région de l’Outaouais.

Différent

La vaste majorité des aubergistes de la forêt invitent les amateurs à venir taquiner les ombles, les truites, les dorés ou les brochets qui cohabitent dans leurs diverses nappes d’eau.

À près de 350 km de Montréal, Jocelyn Vachon, de la pourvoirie Mijocama, sort des sentiers battus en exploitant un plan d’eau où le bass est à l’honneur.

Environnement

La plupart des adeptes d’achigan à grande gueule pêchent la majorité du temps près des herbiers denses qui immergent vers la surface. Ils se servent de cuillère anti-herbe, de Frog popper, de Hallow Body Sunfish, de spinnerbait, de leurres souples qui demeurent sur les eaux, etc.

Au lac Giles, il s’agit d’une tout autre histoire, car les eaux sont translucides et il n’y a pas beaucoup de nénuphars et de baies herbeuses. Les poissons se cachent plutôt près des souches et des arbres tombés dans le lac au fil des années, ainsi que le long des lignes d’herbes à proximité des escarpements encombrés.

Notre aventure

Lors de notre première journée de pêche au début d’août dernier, nous avons longé les rives avec peu de succès. Le soleil nous bombardait de tous ses rayons, forçant les poissons à plonger profondément pour se soustraire de la luminosité trop intense ou à se cacher loin sous les pièces de bois immergées. Nous avons heureusement pu compter sur les conseils d’un habitué de la pourvoirie, Philippe Poulin-Veilleux.

En nous servant de tubes, de drop shot et de montage avec des Senko et des Comida, nous avons pu tirer notre épingle du jeu à des profondeurs variant de 4 à 7 mètres.

Le lendemain, le ciel était très ombragé. L’approche a alors complètement changé, car les achigans se tenaient plus près des arbres et des branches gisant le long des escarpements.

Voici la panoplie de leurres que nous avons présentés aux achigans lors de notre visite.
Photo courtoisie
Voici la panoplie de leurres que nous avons présentés aux achigans lors de notre visite.

Avec des techniques comme le flipping et le pitching, nous nous sommes servis de Jungle jig Northland avec swimbait ou écrevisse, de Poc’It Craw, de Livetarget Hollow Body Craw, de Power Chigger Craw et de vers souples Tri-Alive Twister. Une trentaine de beaux largemouth, comme les appellent les Américains, nous ont offert d’intéressants combats et nous ont fait vivre des moments mémorables à la pourvoirie Mijocama.

Si vous voulez tenter votre chance, mais que vous croyez ne pas avoir suffisamment d’expérience, retenez que Laurent Vachon, le fils du proprio, peut vous guider sur place.

Pistes et repères

Nom : Pourvoirie Mijocama, acronyme pour Michel, Jocelyn, Carol et Maurice.

Où : Pointe-Comfort, en Outaouais.

Directions : Prendre l’autoroute 50 jusqu’à la route 105 et vous rendre à Gracefield et Pointe-Comfort. La durée totale du trajet est de 3 h 30 à partir de Montréal, et de 1 h 30 à partir de Gatineau.

État des routes : De Gracefield, il n’y a que 10 km de chemins forestiers parfaitement carrossables à parcourir pour se rendre sur place, ou 25 km en passant par Notre-Dame-du-Laus.

Habitations : Neuf chalets de deux à quatre étoiles pouvant accueillir de 2 à 20 personnes, ainsi qu’un camping de 25 places avec bloc sanitaire. Comme le dit le propriétaire Jocelyn Vachon, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses.

Forfait : Plan européen.

Commodités : Chalets tout équipés avec propane, cuisinette et BBQ. Il y a de l’électricité de 19 h à 2 h du matin pour recharger les batteries des chaloupes. Rampe de mise à l’eau à proximité si vous souhaitez utiliser votre propre embarcation.

Espèces : Achigan à grande bouche, brochet et perchaude dans le plan d’eau principal face à l’accueil, qui se nomme lac Giles ; touladis indigènes, truites mouchetées et arcs-en-ciel ensemencés dans le lac supérieur ; et cinq autres nappes d’eau pour l’achigan à petite et grande bouche.

Activités : Kayak, canot, pédalo, randonnée pédestre, baignade, plusieurs lapins domestiques en liberté grandement appréciés des enfants, pêche sur glace en formule tout inclus, sentiers fédérés de motoneige et de VTT, trottinette des neiges et raquette, plusieurs sites appâtés pour la chasse au chevreuil et à l’ours avec un bon taux de succès, petit gibier, etc.

Infos : Par téléphone au 819 449-8943 ou via Internet au mijocama.ca ou au pecheoutaouais.ca.