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T’es pas ma mère! : le beau défi de la famille recomposée

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À la suite d’une séparation, il est normal qu’éventuellement le parent souhaite retrouver l’amour et faire vie commune avec l’heureux élu. Pour les enfants toutefois, cette situation n’est souvent pas choisie ni encore désirée.

Dépendamment de leur âge, les enfants peuvent se sentir bousculés par l’arrivée d’un nouvel adulte, qui peut être perçu comme un intrus dans leur nid familial et leur quotidien. Cela dit, il est possible de favoriser l’arrivée d’un beau-parent, et dans certains cas, sa venue peut même s’avérer positive au sein de la famille recomposée.

L’écoute et le respect avant tout

Avant de considérer d’intégrer le nouveau conjoint au sein de la cellule familiale, l’enfant devrait avoir son mot à dire, se sentir écouté et respecté tout au long du processus. Si l’enfant refuse ou ne se sent pas prêt à accueillir un beau-parent, il vaut peut-être mieux attendre et reconsidérer, du moins pour le moment, ce projet familial qui est tout sauf banal.

Il faut comprendre les réticences de l’enfant et bien lui expliquer que ce nouveau conjoint ne prendra pas la place de son autre parent, et qu’il ne viendra pas lui « enlever » son père ou sa mère.

Si l’enfant dit avoir peur de « perdre sa place », le fait de continuer à passer seul des moments précieux en compagnie de son parent pourrait l’aider à apaiser ses craintes.

De la souplesse et du temps

Il faut se rappeler que le nouveau couple a pris un certain temps avant d’apprendre à se connaître et de décider de cohabiter. L’enfant peut lui aussi avoir besoin d’espace et de temps avant de pouvoir accueillir une nouvelle personne dans sa famille.

Quant au parent, il devra peut-être apprendre à composer et à partager des responsabilités avec un conjoint qui n’a jamais élevé d’enfant. Et si les deux partenaires sont parents, ils pourraient être confrontés à une vision différente de l’éducation ou de l’encadrement parental. En évitant de brusquer les choses et en faisant preuve de souplesse, la famille recomposée devra tenter de trouver la formule qui lui convient le mieux et s’adapter, selon les besoins de chacun.

Un défi à ne pas sous-estimer

Une saine relation entre l’enfant et le beau parent constitue bien souvent un gage du succès non seulement de la famille recomposée, mais aussi du couple. Or, en voulant que cette transition s’opère sans difficulté, il ne faudrait quand même pas nier ni minimiser l’importance de cette adaptation.

Plus matures que l’enfant sur le plan affectif et relationnel, le parent et son nouveau conjoint devront faire preuve d’empathie à l’égard de l’enfant.

Ils devront garder l’œil ouvert et tenter de comprendre la nature des émotions et des craintes de l’enfant découlant de la venue du beau-parent, des demi-frères et demi-sœurs, mais aussi de faire le nécessaire pour le rassurer.

Une mission

Le rôle du beau-parent n’est pas simple et peut sembler ingrat. Ni ami ni parent biologique, le « parent recomposé » devra parvenir à trouver sa place et à déterminer le rôle qu’il occupera auprès de l’enfant et de sa nouvelle famille. Il aura parfois l’impression de ne pas être apprécié par les enfants de son conjoint. Cela dit, la patience et l’investissement affectif peuvent être récompensés : avec le temps, le beau parent peut en effet devenir une référence et un adulte significatif pour l’enfant.

D’ailleurs, le lien du beau-parent avec les enfants du conjoint pourra durer toute sa vie, voire au-delà de sa propre relation de couple.

Ceci prouve à quel point la relation entre le beau-parent et l’enfant peut devenir importante et qu’il vaut ainsi tenter, autant que faire se peut, de favoriser le développement de ce lien parfois complexe, parfois fragile, mais qui peut devenir des plus riches et solides.