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Des fans sous le choc

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 Fan de Michael Jackson depuis l’enfance, Julie Leduc a eu de la difficulté à dormir après avoir vu le documentaire Leaving Neverland. Si bien qu’elle songe à effacer le roi de la pop de sa librairie musicale. 

 « J’étais de ceux qui le défendaient tout le temps, depuis des années. Mais après avoir vu le documentaire, je ne peux plus le faire », confie-t-elle au Journal, encore sous le choc du documentaire de la chaîne HBO. 

 Dans le film de quatre heures présenté en deux parties, dimanche et lundi soir, le cinéaste britannique Dan Reed met de l’avant le témoignage de deux victimes présumées de Michael Jackson, James Safechuck et Wade Robson. Devant la caméra, les deux hommes racontent les agressions qu’ils auraient subies alors qu’ils étaient âgés de 7 et 10 ans. 

 « Très crédible » 

 Les détails scabreux sont nombreux et choquants. Et c’est ce qui a réussi à convaincre Julie Leduc de changer de camp. 

 « De la manière dont ils décrivent ce qui s’est passé, avec des détails très graphiques, c’est vraiment très crédible. Ça crée des images qui nous restent dans la tête, tellement que je ne crois pas que ça puisse avoir été inventé. Les parents parlent, les grands-parents, l’entourage... On voit tous les dommages collatéraux sur leurs familles. C’est très bien fait », avance-t-elle. 

 Celle qui a grandi avec la musique de Michael Jackson, d’abord avec les Jackson Five puis avec la carrière solo du chanteur, avait encore aujourd’hui l’habitude d’écouter régulièrement le répertoire du roi de la pop. Mais les Billie Jean, Smooth Criminal et autres Man in the Mirror ne résonneront pas de sitôt dans ses oreilles. 

 « Je ne suis plus capable d’écouter ses chansons, du moins pour cette semaine. Je vais voir après si je suis capable de séparer l’artiste de l’individu. J’aimerais ça être capable de le faire parce qu’il avait tellement de talent, mais je ne sais pas encore si je vais être capable », explique-t-elle. 

 Chansons effacées 

 Jean-Pier Gravel est pour sa part plus catégorique. L’animateur, encore troublé par le documentaire, s’avoue « incapable » de dissocier la musique de Michael Jackson des faits qui lui sont reprochés dans Leaving Neverland. « J’ai fait le ménage de mon téléphone ce matin. Je n’ai plus aucune de ses chansons », explique-t-il en entretien au Journal

 Celui qui pilote le projet Missionnaire.tv a « toujours entendu circuler » des allégations d’abus sexuels entourant le chanteur, sans réellement savoir s’il s’agissait ou non de rumeurs. Mais le documentaire a véritablement scellé son opinion. 

 « Comme d’autres fans, je faisais partie de ceux qui voulaient croire que, peut-être, ce n’était pas vrai. Mais après avoir vu le documentaire, c’est impossible de continuer à jouer l’autruche. On n’a pas d’autre choix que d’y croire », résume-t-il. 

 La diffusion de Leaving Neverland a séparé les téléphiles en deux camps bien distincts sur les réseaux sociaux. Les défenseurs de Michael Jackson ont alors instauré le mot-clic #MJInnocent pour manifester leur soutien à leur idole sur Twitter.​