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«J’avais un petit calepin avec tous mes mensonges d'écrits» – Sylvain Marcel

«J’avais un petit calepin avec tous mes mensonges d'écrits» – Sylvain Marcel
JEAN LANGEVIN/TVA PUBLICATIONS/AGENCE QMI

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Dans son nouveau livre Aidez-moi!, Sylvain Marcel revient sur ses dépendances à la drogue et à l’alcool, un «tourbillon» sombre duquel l’acteur est parvenu à s’extirper après un séjour dans un centre spécialisé.

De passage sur le plateau de Deux filles le matin, lundi, l’acteur a admis avoir mené une vie parallèle pendant un certain temps afin de cacher ses dépendances à ses proches.

«J’avais une famille, j’avais trois enfants, tu ne peux pas leur dire que tu consommes, donc ça te prend toujours une double vie, raconte-t-il. J’avais un petit calepin avec tous mes mensonges, parce que je m’étais trompé une fois, et il ne faut pas se tromper. Alors j’avais mon petit calepin avec tous mes mensonges d’écrits avec l’heure et la date.»

La principale dépendance de Sylvain Marcel, c’était la cocaïne. Il raconte en avoir consommé pour la première fois pour le plaisir, mais tout de suite à l’extrême.

«Tout de suite, j’ai fait ça, ça marche pour moi, note-t-il. Mais c’est une grande illusion en fait. Je pensais que ça m’aidait à être un meilleur acteur.»

Les deux genoux à terre

Alors qu’il était au cœur du tourbillon, Sylvain Marcel admet être tombé à genou. C’est à ce moment que l’acteur a décidé de demander de l’aide.

«Un moment donné, j’ai mis les deux genoux à terre. Pas pour prier, mais parce que je n’étais plus capable de me tenir debout, lâche l’acteur. J’ai appelé mon agent et je lui ai dit: rentre-moi quelque part, n’importe où, barrez la porte et lancez la clé, je ne suis plus capable d’arrêter.»

Sauf que le retour à la normale ne s’est pas fait sans heurt. Dès son arrivée dans le centre spécialisé, Sylvain Marcel raconte avoir dû faire face au regard des autres.

«En entrant, on me demande d’enlever ma casquette. Mais moi je veux me cacher, je ne veux pas que les gens me reconnaissent, sauf qu’on ne porte pas de casquette en thérapie.»

Après être resté dans sa chambre, le moment est venu d’assister à un premier meeting avec les autres membres du centre spécialisé. Un moment difficile pour l’acteur, puisqu’il consommait d’abord pour pallier sa timidité et sa peur des autres.

«On m’a dit: “si tu ne descends pas, tu t’en vas.” C’était la pire affaire qui pouvait m’arriver. Si je sortais, j’étais fini.»

Sylvain Marcel a fini par mettre derrière lui ses problèmes de consommation après avoir craint pour sa vie, si bien qu'il a célébré neuf années de sobriété en septembre dernier.