/entertainment/music
Navigation

Michael Jackson banni des ondes de plusieurs stations de radio au Québec

Les effets du documentaire Leaving Neverland se font sentir jusqu’au Québec

Michael Jackson
Photo d'archives, Reuters Michael Jackson

Coup d'oeil sur cet article

La diffusion du documentaire-choc sur Michael Jackson n’a pas tardé à entraîner des répercussions. Au Québec, vous n’entendrez plus Billie Jean ou Thriller sur plusieurs stations de radio, puisqu’elles ont officiellement banni le chanteur des ondes.  

• À lire aussi - Michael Jackson: les personnificateurs lui demeurent fidèles   

• À lire aussi - Des fans sous le choc  

• À lire aussi: Deux accusateurs de Michael Jackson se confient à Oprah Winfrey 

CKOI et Rythme ont arrêté de jouer les vieux succès du chanteur, nous confirme Christine Dicaire, directrice des communications de Cogéco Média, propriétaire des deux antennes. La station musicale anglophone montréalaise The Beat participe également au boycottage. Cette décision est survenue lundi matin, moins de 12 heures après l’entrée en ondes de Leaving Neverland, un documentaire de HBO en deux parties contenant de troublantes allégations d’agressions sexuelles sur mineurs contre Jackson. La conclusion du film a été diffusée hier soir.    

« Nous sommes attentifs aux commentaires des auditeurs et [Leaving Neverland] crée des réactions », indique Christine Dicaire.    

« Prudence » ailleurs  

Du côté des autres stations, « prudence » semble être le mot d’ordre. Chez Rouge et Énergie, on « évalue la situation », nous répond Mélanie Sylvestre, chef des relations publiques chez Bell Média, qui détient ces stations.    

Chez ICI Musique, la direction suit « avec attention l’évolution du dossier », mais « laisse à ses équipes la liberté ou non de programmer une chanson de Michael Jackson », indique Émilie Brazeau-Béliveau, chef des communications-marketing radio. Mme Brazeau-Béliveau rappelle toutefois que Jackson tourne rarement à l’antenne du diffuseur public, étant donné qu’il privilégie le contenu canadien et francophone.    

L’auditeur décide  

Les dirigeants de Stingray, qui n’ont pas hésité, le mois dernier, à bannir les chansons de R. Kelly après avoir appris qu’il faisait face à plusieurs accusations d’agressions sexuelles aggravées, modèrent également leurs transports.    

« La pire chose qu’on peut faire, c’est se mettre à accuser des gens ou des artistes sur des bases XYZ, souligne le vice-président principal, marketing et communications de Stingray, Mathieu Péloquin. Ce n’est pas la première fois qu’il y a des accusations, des témoignages [contre Michael Jackson]. On a toujours soupçonné cette situation. Mais c’est l’auditeur qui est maître. Si les gens n’ont plus de plaisir à écouter sa musique, on prendra action assez rapidement. »    

Réalisé par Dan Reed, Leaving Neverland s’articule autour des témoignages de Wade Robson et James Safechuck, deux hommes de 36 et 40 ans, qui affirment avoir été agressés sexuellement par Michael Jackson alors qu’ils étaient respectivement âgés de 7 et 10 ans.    

 - Avec la collaboration de Sandra Godin  

Au Canada, Leaving Neverland est offert sur Crave, une plateforme de vidéo sur demande. Super Écran présentera le documentaire traduit en français. Aucune date de diffusion n’a toutefois été confirmée.    

 Cinq révélations-chocs de Leaving Neverland  

 Voici cinq nouveaux détails tirés des témoignages de James Safechuck et Wade Robson dans Leaving Neverland :        

  •  Les abus ont commencé alors qu’ils avaient 7 et 10 ans.    
  •  Michael Jackson donnait des bagues à Safechuck en échange de faveurs sexuelles.    
  •  Michael Jackson disait aux jeunes garçons que s’ils révélaient « leur petit secret », ils iraient en prison.    
  •  Michael Jackson a « entraîné » Safechuck à enfiler ses vêtements rapidement au cas où quelqu’un les surprendrait.    
  •  Michael Jackson a demandé à Robson de jeter ses culottes après une relation, de peur qu’elles contiennent son ADN.