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Le piège de Véronique Hivon

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Jean-François Lisée a fini d’écrire son livre pour justifier la débâcle du PQ aux dernières élections. De son livre, plusieurs révélations, mais celle qui retient mon attention est l’offre à deux reprises de la chefferie du PQ à la députée de Joliette, Véronique Hivon.

Elle était vice-chef et il semble que les plans de Lisée étaient de lui faire porter beaucoup plus sur ses épaules. Une situation perdante-perdante, un véritable piège pour cette femme admirée par plusieurs.

Dire oui ou non

Qu’elle ait refusé les offres pour respecter la démocratie interne ne me surprend pas. Le problème, c’est qu’elle n’avait pas vraiment le beau jeu dans cette décision.

Au-delà d’une possible crise démocratique, si elle avait accepté, elle aurait porté la défaite sur ses épaules sans avoir pu influencer la campagne. Puisqu’au mois de mai, bon nombre des décisions administratives étaient prises. Elle aurait simplement subi les décisions de son prédécesseur tout en prenant la pleine responsabilité de la défaite. Un suicide politique.

Qu’elle dise « non », à deux reprises, peut aussi lui être reproché dans le cadre d’une prochaine course au PQ. Pourquoi se lancer maintenant, alors qu’elle aurait « manqué de courage » à deux reprises au moment où ça comptait le plus ?

Un véritable piège à con que ces propositions de Lisée. Pour moi, elle a plutôt fait preuve de respect envers les membres et de logique.

Sacrifier les femmes

Dans cette semaine de la Journée internationale des femmes, j’ose espérer que, dans un avenir rapproché au Québec et au Canada, l’on cesse d’utiliser les femmes pour qu’elles prennent toutes les gifles politiques et que les hommes s’en sortent en souriant à leurs côtés.

Marre de ces femmes que l’on sacrifie parce que les hommes manquent de courage. Il est temps qu’elles prennent leur place sans avoir à demander la permission.