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Une famille poursuit pour 8 M$ après un accident

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La famille d’un Américain mort sur un sentier de motoneige dans la réserve faunique des Laurentides vient d’entamer une poursuite de 8 millions $ contre ceux qu’elle tient pour responsables du décès.  

« Glenn Dumont était aimé de tous, c’était un employé fiable, un homme de famille... Ses proches ont été privés de son amour, du réconfort qu’il apportait », déplore la famille du défunt dans une poursuite rendue publique mardi à la Cour supérieure du Québec.   

M. Dumont, 69 ans, est décédé lors d’une virée en motoneige au nord de Québec en mars 2016. Il se trouvait sur un sentier et un autre motoneigiste serait arrivé en sens inverse, causant une collision fatale.  

« Son fils, qui était juste derrière lui, a été témoin de tout le drame, indique le document de cour. Pendant 45 minutes, il a réconforté son père en douleurs, jusqu’au dernier souffle. »  

À l’époque, le coroner avait indiqué que les secours avaient pris plus de 1 h 40 min pour arriver sur les lieux, ajoutant qu’il est difficile de déterminer si une intervention plus rapide aurait permis de sauver la vie de l’Américain.  

Depuis, le ministère de la Sécurité publique a mis en place de nouvelles procédures afin de mieux intervenir dans ce genre de situation.  

Signalisation   

Selon ses proches, le décès n’aurait jamais dû survenir.  

« La signalisation déficiente a créé une situation dangereuse où l’autre motoneigiste impliqué n’était pas averti de l’angle d’une courbe, peut-on lire dans la poursuite civile. Des panneaux adéquats lui auraient permis d’être averti du danger et il aurait pu ajuster sa conduite. »  

C’est pour cela qu’en plus du motoneigiste impliqué dans l’accident et l’Association des motoneigistes de l’Arrière-Pays, la famille Dumont poursuit également la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec.   

« La Fédération est responsable de la gestion de la signalisation et de l’entretien des pistes, indique le document de cour. [Elle a] failli à [son] obligation de respecter les règles, causant ainsi la mort tragique de M. Dumont. »  

En tout, ce sont 10 membres de la famille Dumont qui réclament des dommages et intérêts.   

Comme l’affaire est devant les tribunaux, la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec s’est abstenue de commenter la situation.   

L’Association des motoneigistes de l’Arrière-Pays n’a pas répondu à la demande d’entrevue du Journal.