/sports/others
Navigation

S’inspirer pour sa saison de course à pied

Anne Champagne
Photo Chantal Poirier L’hiver met à l’épreuve la motivation des coureurs les plus aguerris. Anne Champagne a accumulé des semaines de course de plus de 100 km, même lorsque les grands froids et la glace étaient au rendez-vous.

Coup d'oeil sur cet article

Ce week-end, et ce dès vendredi, se tiendra la quatrième édition du Salon de course à pied (et de triathlon !) de Montréal. Si l’hiver — et ses trottoirs glacés... — a éprouvé votre motivation, c’est le moment idéal pour en refaire le plein. D’ici là, Anne Champagne, coureuse en sentier infatigable, nous partage ce qui fonctionne pour elle.

Anne Champagne a attiré l’attention pour la première fois l’été dernier à l’épreuve de 50 km de la course à obstacles Spartan Ultra Beast de Québec. La jeune athlète de Joliette y avait franchi la ligne d’arrivée après plus de huit heures de course en première position, toutes catégories confondues. S’ensuivit une victoire au 42 km du Northman Ultimate XC, puis à l’Ultra Beast Spartan au Vermont, au 55 km du Bromont Ultra... et ce palmarès ne risque pas de s’essouffler en 2019, bien au contraire.

Au-delà des performances exceptionnelles, ce qui retient l’attention, c’est le sourire qu’on peut apercevoir sur le visage d’Anne Champagne même après des heures, et des heures, d’efforts éreintants.

Les périodes creuses en motivation et en énergie ne semblent pas faire partie du quotidien de celle qu’on considère comme la prochaine grande coureuse en sentier du Québec. C’est quoi son truc ?

Trouver son X

Obstination et motivation ne doivent pas être confondues. Lorsque le plaisir s’estompe, Anne Champagne n’a pas peur de dévier sa route. Du soccer, au triathlon, au cross-country, au Cross Fit, à la course à obstacles, puis, aujourd’hui, à la course en sentier.

« Ce n’est pas une question de laisser tomber, mais de m’orienter vers ce qui me fait le plus vibrer — la passion, c’est indispensable pour rester motivé » partage l’athlète de 24 ans.

Il n’y a pas de vertu à s’acharner dans un sport qui ne nous plaît pas, selon Anne Champagne : « Route ou sentier, courte ou longue distances, endurance ou intensité... qu’est-ce qu’on aime, nous, comme coureur ? » Même si l’épreuve est à la mode, on n’a pas à suivre le peloton vers la distance marathon si on s’embête après deux heures de course. Anne Champagne a beau être une athlète polyvalente, on ne risque pas de la voir de sitôt dans une épreuve de 5 km sur route ! Parce que ça ne lui tente pas, tout simplement — et vous, quel genre de coureur êtes-vous ?

Tracer son chemin

Le 50 km de Bear Marathon, le 100 km du Québec Méga Trail, le 125 km de Ultra-Trail Harricana, le 80 km de Bromont Ultra... Anne Champagne ponctue sa saison de plusieurs événements, ce qui lui permet de garder le cap : « Ma saison s’organise autour de deux compétitions principales, mais je participe à plusieurs autres pour me faire plaisir tout au long de l’année. »

Des petits bonbons en cours de saison, et, dans sa mire à long terme, l’épreuve ultime : le 171 km du Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB). En somme, sa direction est claire, et le chemin pour s’y rendre n’est pas ennuyant.

Nul besoin de courir les compétitions à tout vent non plus. « On peut tout aussi bien mettre au calendrier un week-end de course entre amis ou prévoir une expédition à une montagne qu’on n’a jamais explorée auparavant. L’idée, c’est d’avoir à vue des petites séances spéciales qui nous motivent à sortir les journées où on préférerait rester couché », partage la coureuse.

Se connaître

Il y a des coureurs sociaux et d’autres qui aiment se perdre dans leur tête. Il y a ceux qui mangent des plans d’entraînement, se plaisant à se faire dicter leurs sorties, et d’autres pour qui une seule contrainte coupe tout pep dans leur foulée. Il y a ceux qui sont fanatiques de statistiques, les enregistrant, les comparant, les analysant, et il y a ceux qui courent sans montre, suivant leur ressenti pas à pas.

« Il faut trouver ce qui fonctionne pour nous. Courir me sert personnellement d’échappatoire. Je me sens alors libre et vivante. Perdre ma flexibilité ou me sentir redevable à quelqu’un serait une source de stress pour moi », dit l’adepte de longues distances.

Tôt le matin, seule, Anne Champagne court, cumulant plus de 100 km par semaine, tout au long de l’année, journées glacées de janvier incluses. Elle présentera sa première conférence, Un pas à la fois, au Salon de la course à pied et du triathlon de Montréal, ce dimanche à 10 h 45.

Le Salon de la course à pied et du triathlon de Montréal

  • Palais des congrès à Montréal

Quand

  • vendredi de 15 h 30 à 21 h
  • Samedi de 9 h 30 à 17 h
  • Dimanche de 9 h 30 à 16 h

Quoi

  • Des conférenciers (14)
  • Des ateliers
  • Des professionnels de la santé spécialisés dans le domaine
  • Près de 100 exposants, dont les experts de la course à pied, les commerçants, les clubs d’entraînement et différents événements.

Blaise Dubois, président fondateur de la Clinique du coureur, présentera notamment une conférence sur les mythes entourant la course à pied et Yves St-Louis abordera le sujet important du surentraînement et surmenage chez l’athlète.

Les visiteurs pourront participer à des ateliers pratiques, dont un sur le yoga pour coureurs et un autre sur les exercices de renforcement spécifiques pour leur entraînement.

Le Salon de la course à pied et du triathlon fera aussi un arrêt dans la ville de Québec, les 12 et 13 avril.


► Renseignements : https://montreal.salondelacourse.com