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SNC: les oppositions outrées de ne pouvoir réentendre Wilson-Raybould

SNC: les oppositions outrées de ne pouvoir réentendre Wilson-Raybould
Photo Agence QMI, Matthew Usherwood

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OTTAWA | Jody Wilson-Raybould devrait avoir la chance de témoigner à nouveau sur l’affaire SNC-Lavalin pour répondre à la version des faits contraire à la sienne de Gerald Butts, plaident les oppositions. 

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Une motion présentée en ce sens au comité parlementaire chargé de faire la lumière sur l’affaire SNC-Lavalin a été battue par la majorité libérale, mercredi, au terme du témoignage de l'ex-bras droit de Justin Trudeau. 

«C’est atroce, a déploré la députée conservatrice Lisa Raitt. Je pense que les Canadiens veulent entendre l’histoire complète et tout particulièrement considérant le fait que le témoignage de M. Butts est en entière opposition à ce que Jody Wilson-Raybould a dit.» 

Les conditions dans lesquelles l’ex-ministre de la Justice pouvait parler étaient plus limitées que celle de M. Butts, a ajouté Mme Raitt. 

Si elle n’est pas réinvitée à témoigner dans l’immédiat, Mme Wilson-Raybould pourrait toutefois l’être plus tard, a précisé le président du comité Anthony Housefather. Le greffier du Conseil privé et la sous-ministre de la Justice ont d'ailleurs été entendus pour une deuxième fois mercredi après-midi. 

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Les conservateurs et néo-démocrates jugent toutefois d’emblée que la version des faits la plus crédible est celle de la ministre démissionnaire. 

Cette dernière allègue avoir subi des pressions indues de la part de membres de l’équipe de M. Trudeau afin d’intervenir dans la poursuite criminelle contre SNC-Lavalin. 

M. Butts soutient avoir seulement tenté de convaincre Mme Wilson-Raybould de recourir à un deuxième avis juridique sur la question. Il argue ne pas avoir été au courant que l’ex-ministre avait déjà pris une décision finale au moment de leurs discussions. 

Le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, croit que ce récit des événements ne tient pas la route. 

«Le fait qu’il vienne devant ce comité pour dire que rien d’inapproprié ne s’est produit et qu’il ne savait pas que Mme Wilson-Raybould avait pris une décision, c’est tout simplement ridicule de suggérer cela», a-t-il lancé. 

Mme Raitt s’explique aussi mal ce point. 

«Il semble que plusieurs des conversations sur le sujet avec Mme Wilson-Raybould étaient très intenses alors comment pourrait est-ce possible qu’il ne savait pas que sa décision finale avait été prise?»