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Ce Québécois gagne sa vie en peignant des voitures

Le Salon de l’auto de Québec accueille l’artiste Alain Lévesque et ses toiles

Alain Lévesque est aujourd’hui l’un des rares affichistes à peindre à la main, plutôt que d’avoir recours à la tablette graphique.
Photo Jean-François Desgagnés Alain Lévesque est aujourd’hui l’un des rares affichistes à peindre à la main, plutôt que d’avoir recours à la tablette graphique.

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L’artiste québécois Alain Lévesque, qui expose cette semaine au Salon de l’auto de Québec, a réalisé ce qu’il croyait «impensable» étant jeune: gagner sa vie en peignant des voitures!

C’est à Londres, il y a 30 ans, qu’il a découvert ce «monde parallèle», celui de l’art automobile, dont il ignorait tout à l’époque. Avec un ami, il est alors entré pour la première fois dans une galerie qui exposait ce type de toiles.  

«On n’en revenait pas! On ne savait même pas que ça existait.» 

Depuis, l’artiste originaire de l’Abitibi s’est construit une renommée internationale en peignant sur des tableaux et des affiches des véhicules d’exception. 

Depuis l’âge de 10 ans

Son style, inspiré de courants artistiques du début du XXe siècle comme le constructivisme ou le cubisme, a attiré l’attention des plus grands magazines du monde automobile. 

«Qui aurait dit qu’à 62 ans, je gagnerais encore ma vie en dessinant des voitures, alors que c’est tout ce que je faisais quand j’avais 10 ans?» lance celui qui a réalisé les affiches d’importants rendez-vous de collectionneurs, comme les réputées ventes aux enchères Barrett-Jackson. 

Des vedettes, dont Jay Leno, Jerry Seinfeld et Nick Mason, de Pink Floyd, tous amateurs d’art automobile, se sont également procuré ses illustrations. 

Alain Lévesque est aujourd’hui l’un des rares affichistes à peindre à la main, plutôt que d’avoir recours à la tablette graphique.
Photo Jean-François Desgagnés

Premier salon

Pourtant, malgré cette renommée, c’est la première fois qu’Alain Lévesque expose dans un salon comme celui de Québec, lui qui a moins l’habitude des événements axés sur la vente de voitures.  

L’artiste a saisi cette chance de rencontrer le public québécois. En retour, le salon de la capitale diversifie encore un peu son offre. 

«On est dans un endroit [du salon] où l’on fait référence à l’histoire de l’automobile en montrant des voitures qui ne sont pas à vendre, mais qui nous donnent une idée de ce qu’a été Aston Martin, Porsche ou Ferrari à une certaine époque.» 

L’artiste a vite pris ses aises dans la zone prestige, où on peut le rencontrer jusqu’à dimanche. 

Le hasard a voulu que l’on plante une magnifique Aston Martin DB11, l’un de ses modèles favoris, près de son kiosque. Elle est d’ailleurs représentée sur l’un des tableaux exposés.

«On voit des spécimens, devant nous, qui sont très rarement vus», souligne-t-il.