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Facebook veut se transformer pour plus de confidentialité

Facebook veut se transformer pour plus de confidentialité
AFP

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Il était temps, diraient certains. Mark Zuckerberg a annoncé que, progressivement, le réseau social le plus populaire du monde deviendrait plus privé et sécuritaire pour les usagers.

Le scandale Cambridge Analytica a obligé Facebook à revoir ses pratiques. Ou, du moins, à faire semblant de les revoir.

Ainsi, M. Zuckerberg promet de transformer le média social en une congrégation de cercles privés dans lesquels les conversations seront chiffrées pour plus de confidentialité.

En effet, lorsque les conversations sont chiffrées, il est beaucoup plus difficile de les intercepter. Même pour Facebook.

Le PDG de la multinationale veut passer d’une place publique numérique à un «salon».

De même, les publications seront plus éphémères sur la nouvelle version du réseau social, ce qui permettra aux utilisateurs de moins se soucier des conséquences de leurs publications.

Oui, mais...

Si certains saluent la déclaration de M. Zuckerberg, d’autres restent sceptiques.

D’abord, la confidentialité promise semble principalement axée sur les relations entre les utilisateurs. Mais qu’en est-il des données recueillies automatiquement ? Qu’en est-il du modèle d’affaires de Facebook?

Ce dernier se base essentiellement sur la circulation et la collecte de millions de données sur le plus de personnes possible. Cela permet non seulement de créer des profils publicitaires détaillés, mais aide également à développer les algorithmes en intelligence artificielle.

Facebook serait-il prêt à abandonner une partie des données qui font sa fortune ? Il y a de bonnes raisons d’en douter.

En fin de compte, comme bien d’autres initiatives, il se pourrait que cette annonce ne soit qu’une belle opération de communication. À suivre.

 

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