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Un Don Juan tout en musique

Une version symphonique pour son 15e anniversaire

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Seize années après sa création en 2003, la comédie musicale Don Juan connait une nouvelle vie. L’œuvre de Félix Gray se déploie tout en musicalité et de façon grandiose avec la présence d’un orchestre symphonique.

Créé l’an dernier afin de souligner le 15e anniversaire de cette comédie musicale qui avait connu à l’époque un immense ­succès, on retrouve les Jean-François Breau, Marie-Ève Janvier, Mario Pelchat, Philippe Berghella, Cindy Daniel et Cassiopée, qui étaient de la distribution originale. Robert Marien interprète Don Luis, le père de Don Juan.

Encore à l’affiche samedi soir à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec, Don Juan symphonique est présenté sans décors et sans éléments de mise en scène. Les chanteurs défilent les uns après les autres. Seul, en duo, en trio ou en groupe, ils interprètent une sélection de chansons de cette comédie musicale. Un défilé qui devient un peu statique et répétitif par moment.

Jean-François Breau, qui reprend son rôle de Don Juan, décoincera quelque peu la chose durant la pièce Du plaisir. Le chanteur aux origines acadiennes a un large sourire sur son visage. Il invite la foule à frapper des mains, va chanter près de Mario Pelchat, Cassioppée, Cindy Daniel et Robert Marien, qui sont en retrait, sur des tabourets et exécutera quelques pas de flamenco au grand plaisir du public.

Cassiopée offre de belles performances vocales dans le rôle d’Isabelle. 
Photo Pascal Huot
Cassiopée offre de belles performances vocales dans le rôle d’Isabelle. 

Complicité

Changer, qu’il chante avec sa conjointe Marie-Ève Janvier, l’interprète de Maria, est le grand moment du spectacle. La chanson est connue et la complicité entre eux ajoute un petit quelque chose. Ils se regardent avec admiration, les yeux dans les yeux, et se prennent par la main.

Avec les voix des cinq autres chanteurs, celle des quatre choristes qui s’ajoutent et les sonorités de l’Orchestre symphonique de Québec, c’est la totale.

L’Amour est plus fort, avec le trio Janvier, Cassiopée et Daniel, propose un beau mariage de voix féminines. Les Femmes, chanté par Mario Pelchat, provoque aussi de fortes réactions.

Les arrangements, signés par le chef Simon Leclerc et interprétés par l’OSQ, apportent une dimension différente à cette oeuvre. Ils sont chaleureux et bien exécutés.

Il aurait été intéressant d’aller un peu plus loin, d’installer l’orchestre dans la fosse, et d’amener quelques éléments de mise en scène dans un spectacle, qui, sous cette forme, perd ses allures de comédie musicale.