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La Karachi colorée

VOY 0309 SOUVENIRS PROULX 
1 - Filles pieds haut
Photo courtoisie, Gilles Proulx Ces Pakistanaises semblent pensives tandis qu’elles se promènent en bord de mer.

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Malgré le monoxyde de carbone qui empeste ses rues et sa saleté spectaculaire, Karachi, ville moche il faut le dire, ne manque pas de caractère. Je voulais venir ici parce que je savais que je serais l’un des seuls touristes dans ce pays réputé violent et dangereux. Mes vœux ont été exaucés. Je vous en parlais la semaine dernière, j’étais l’un des seuls visiteurs en ville !

Cette photo résume assez bien le « charme » de Karachi…
Photo courtoisie, Gilles Proulx
Cette photo résume assez bien le « charme » de Karachi…

Ce qui étonne, c’est de voir combien les vêtements, les véhicules, les édifices, les devantures sont multicolores. L’influence indienne, dans cet ancien département indien qui a fait sécession, demeure forte. La nourriture ? C’est la même ! J’espère que vous aimez les épices. Les gens semblaient étonnés de nous voir. Nous étions comme des extra-terrestres. Personne ne nous harcelait. Ça, ça m’étonnait ! En Inde, c’est le royaume des quémandeux. Impossible de faire un pas sans qu’une armée de mendiants vous assaille. Au Pakistan, rien. Je n’ai même pas vu de mendiants. Bizarre dans un pays si pauvre !

VOY 0309 SOUVENIRS PROULX 
1 - Filles pieds haut
Photo courtoisie, Gilles Proulx

Tous les sites touristiques que j’ai visités visaient d’abord et avant tout une clientèle locale. Les chameliers sur le bord de la plage ne sont même pas venus nous voir pour offrir leur service. De toute évidence, on nous voyait comme des « Dupond et Dupont » perdus dans un monde étranger. Tout le monde se demandait ce que nous faisions là. « Qui voudrait visiter Karachi ? Pourquoi ? » semblait-on s’interroger.

Pratiques intemporelles

Ce cobra royal « danse » au son de la flûte du charmeur.
Photo courtoisie, Gilles Proulx
Ce cobra royal « danse » au son de la flûte du charmeur.

Le seul endroit que j’ai trouvé joyeux, c’était la plage parsemée de chevaux et de dromadaires. Les filles s’y trempaient les pieds. Un peu plus loin, des charmeurs de serpents jouent de leur flûte stridente pour hypnotiser la bête. Depuis combien de milliers d’années existe-t-il de tels « charmeurs de serpents » ? Certaines fascinations demeurent.