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5 constats: La LNAH a du pain sur la planche

Les incidents dans la LNAH sont souvent liés au comportement inacceptable des partisans.
Photo d’archives, Martin Alarie Les incidents dans la LNAH sont souvent liés au comportement inacceptable des partisans.

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Après l’incident Jonathan Diaby à Saint-Jérôme vers la fin du mois dernier, la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) est encore dans l’actualité pour les mauvaises raisons. Vendredi soir, à Sorel-Tracy, une bagarre a éclaté dans les gradins après la fin du match entre les Éperviers de Sorel-Tracy et les Marquis de Jonquière.

Dans les images qui ont circulé sur les réseaux sociaux, on voit Diaby, Jonathan Oligny et Danick Paquette invectiver des partisans des Éperviers qui leur faisaient des doigts d’honneur. Pas très édifiant.

Puis, la situation a dégénéré. Un partisan a lancé une bière sur les joueurs. L’un d’eux a donné un coup de bâton sans atteindre personne. Ils ont été poussés vers leur vestiaire par le service de sécurité des Éperviers. C’était la bonne chose à faire pour éviter les débordements.

Celui qui a lancé la bière s’est fait agripper au collet par un partisan des Marquis. Ce dernier a reçu un violent coup de poing en plein visage par un individu qui est arrivé de nulle part. La victime a quitté la scène en étant escortée.

À la fin de la vidéo, on voit une personne âgée menacer un adolescent de lui casser la gueule. La classe avec un grand « C ». Les autorités de la LNAH ont beaucoup de pain sur la planche avant que leur circuit ne soit aussi civilisé que la LNH.

Une culture en évolution

Je me souviendrai toujours d’un match entre Saint-Jean et Saint-Georges-de-Beauce par un beau vendredi soir. À la mise en jeu initiale, cinq durs à cuire de chaque côté. Finalement, le vrai match avait commencé à 21 h !

Pourtant, il y avait d’excellents joueurs dans les deux camps. Leurs prouesses étaient trop souvent dans l’ombre de leurs coéquipiers qui jetaient les gants.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui. À l’instar de la LNH, le nombre de bagarres est en chute libre depuis quelques saisons. La moyenne des minutes de punition par équipe est passée de 2319 pour de la campagne 2006-07 à 721 cette saison. Un pas de géant.

Les attaquants de talent peuvent s’exprimer sans avoir peur de se faire arracher la tête devant le filet adverse. Les joueurs de caractère n’ont d’autre choix que de savoir patiner pour suivre le rythme des matchs. C’est la réalité de 2019.

Des spectateurs fautifs

Revenons à l’incident de Sorel-Tracy. Ce n’est pas sur la glace que ça a dégénéré. C’est une dizaine d’amateurs qui ont encore fait mal paraître la LNAH.

Quelles sont maintenant les solutions ? Interdire la vente de bière après la deuxième période ou donner des rabais pour des bouteilles d’eau et des boissons gazeuses ?

Je ne sais pas. Les spectateurs doivent réaliser que tout n’est pas permis lorsque tu achètes un billet pour un match de la LNAH. En plus, toutes leurs bouffonneries sont maintenant filmées et mises sur les réseaux sociaux dans les heures suivantes.

Après l’évolution du produit sur la glace, est-ce qu’on assistera au même phénomène dans les gradins ? Le temps serait bien choisi.

Antonio Brown a eu ce qu’il voulait

Les incidents dans la LNAH sont souvent liés au comportement inacceptable des partisans.
Photo AFP

L’échange d’Antonio Brown a mis fin à un téléroman qui se déroulait chez les Steelers de Pittsburgh depuis décembre. Le receveur a tout fait pour se sortir de la ville de l’acier y compris de rencontrer le propriétaire de l’équipe. Avec les Raiders d’Oakland, Brown aura la lourde tache de redonner du lustre à une attaque aérienne qui en a arraché l’an dernier. On va lui souhaiter d’avoir le Derek Carr de 2016 comme quart sinon il va trouver la prochaine saison très longue.

Bruce Arians n’a pas peur d’innover

Les incidents dans la LNAH sont souvent liés au comportement inacceptable des partisans.
Photo AFP

Le nouvel entraîneur des Buccaneers de Tampa Bay, Bruce Arians, n’hésite pas à sortir des sentiers battus. Il a l’intention d’embaucher une femme à temps plein au sein de son équipe d’entraîneurs. Et ça pourrait survenir dès la saison 2019. C’est un grand pas en avant pour celles qui rêvent d’être entraîneuses dans la NFL un jour. Les Bucs seraient la deuxième équipe de la NFL à aller dans cette direction après les 49ers de San Francisco, qui avaient embauché Katie Sowers en 2017.

Le ridicule ne tue pas

Les incidents dans la LNAH sont souvent liés au comportement inacceptable des partisans.
Photo courtoisie, Université du Wisconsin

La gardienne Ann-Renée Desbiens a été bannie d’une ligue intra-muros masculine de l’Université du Wisconsin. Vous avez bien lu. Après une défaite contre la formation de la Québécoise, une équipe s’est plainte que l’Olympienne était trop... bonne ! Pardon ? Pourtant, plusieurs anciens joueurs des Badgers, qui sont en première division de la NCAA, évoluent dans cette ligue. Dire que Desbiens voulait simplement garder la forme et ses réflexes en affrontant des tirs de qualité. Pas facile d’être mauvais perdants !

Le judo s’est invité au hockey

Les incidents dans la LNAH sont souvent liés au comportement inacceptable des partisans.
Photo AFP

Julien Desrosiers aurait eu besoin d’un kimono de judo pour son match des séries avec les Boxers de Bordeaux en France. Lors d’une mêlée générale, le défenseur des Gothiques d’Amiens Holden Anderson l’a projeté au sol comme le faisait Nicolas Gill pendant ses belles années. Une commotion et une épaule en compote pour Desrosiers. Un geste violent et gratuit d’un Québécois à un autre. Anderson mérite au minimum une suspension qui s’étendra à la prochaine saison.