/auto/reviews
Navigation

Hyundai Tucson: on n’a plus les Tucson qu’on avait

auto
Photo courtoisie, Hyundai Favori de longue date des automobilistes canadiens, le Hyundai Tucson a subi diverses améliorations pour 2019.

Coup d'oeil sur cet article

Parmi les véhicules utilitaires compacts, le Hyundai Tucson demeure un favori des Canadiens. Cette popularité semble se maintenir grâce à l’arrivée d’une version 2019 bénéficiant de diverses améliorations.

Le Hyundai Tucson a beaucoup changé depuis son apparition sur le marché nord-américain, à l’automne 2004. À l’époque, il servait de complément au Santa Fe, un modèle plus gros : le premier utilitaire lancé par la marque sud-coréenne sur notre continent, quatre ans plus tôt.

Aujourd’hui, le Tucson occupe la même place au sein de la gamme de Hyundai, qui compte désormais quatre utilitaires, en incluant le petit Kona et le Santa Fe XL à sept places, auquel se substituera le nouveau Palisade cet été. Mais force est de constater que les dimensions du Tucson ont beaucoup changé. Ce modèle a essentiellement les dimensions du premier Santa Fe : long de 4,5 m, il est aussi large et aussi haut à quelques millimètres près, alors que son empattement est 50 mm plus long. Pour paraphraser ma vieille tante, il est devenu un... gros tocson !

Ce VUS coréen rivalise avec une myriade de concurrents. En effet, une trentaine de modèles compacts et sous-compacts constituent aujourd’hui l’un des créneaux les plus importants du marché. Cela n’empêche toutefois pas le Tucson de demeurer un favori des Canadiens. En janvier, il occupait la sixième place du palmarès des ventes derrière les cinq modèles les plus vendus : (dans l’ordre) le Toyota RAV4, le Honda CR-V, le Ford Escape, le Nissan Rogue et le Mazda CX-5.

Le Tucson Ultimate est aussi la seule version munie de phares à DEL.
Photo courtoisie, Hyundai
Le Tucson Ultimate est aussi la seule version munie de phares à DEL.

C’est d’ailleurs un modèle rafraîchi qu’offre le constructeur aux consommateurs pour 2019. Ce Tucson conserve l’architecture du modèle de troisième génération lancé en 2015. Il affiche toutefois des traits légèrement remaniés avec une nouvelle calandre et des phares à DEL présentés comme une touche de haute technicité, une particularité réservée au Tucson Ultimate, la version la plus cossue. D’autres modifications esthétiques apportées aux pare-chocs, aux plaques de protection de bas de caisse, aux feux arrière et aux roues distinguent également ce modèle du Tucson 2018.

Intérieur très accueillant

L’habitacle spacieux du Tucson demeure un de ses points forts. Devant comme derrière, il se révèle accueillant pour des adultes en offrant beaucoup de dégagement latéral, et, plus spécifiquement à l’arrière, un espace relativement généreux au niveau des genoux et des pieds, une qualité qui fait défaut au Ford Escape.

Pour ce modèle 2019, l’aménagement intérieur adopte un style nouveau avec une partie supérieure du tableau de bord repensée. Habillée d’un matériau agréable à toucher, elle est rehaussée de surpiqûres doubles qui suggèrent une qualité supérieure. Dans les versions Luxury et Ultimate, cette impression est renforcée par une nouvelle sellerie de cuir gaufré.

Le Tucson 2019 a un tableau de bord redessiné, qu’on reconnaît à l’écran tactile « flottant ».
Photo courtoisie, Hyundai
Le Tucson 2019 a un tableau de bord redessiné, qu’on reconnaît à l’écran tactile « flottant ».

Les habitués du Tucson auront tôt fait de remarquer le nouvel écran tactile « flottant » posé au centre du tableau de bord. Cet écran de 7 po (8 po dans le cas de l’Ultimate, qui bénéficie d’un système de navigation) permet de contrôler diverses fonctions d’une chaîne multimédia dotée des systèmes CarPlay d’Apple et Android Auto.

Le coffre se révèle également très pratique grâce à son volume utile modulable important. D’ailleurs, en soulevant le hayon, on découvre une surface de chargement vaste, sans seuil gênant, qu’il est possible d’agrandir de manière uniforme (à plat) lorsque les dossiers 60/40 de la banquette arrière sont escamotés. Ce coffre ne se transforme toutefois pas sans effort, car les dossiers opposent une certaine résistance au moment de les abaisser ou de les relever. Or, cet irritant, plusieurs modèles rivaux ne l’imposent pas, à commencer par le Subaru Forester et le Mazda CX-5.

Le Tucson Ultimate, version la plus cossue, a des roues en alliage de 19 po.
Photo courtoisie, Hyundai
Le Tucson Ultimate, version la plus cossue, a des roues en alliage de 19 po.

L’intérieur des versions plus abordables Essential et Preferred, qui a des sièges recouverts d’un tissu noir, paraîtrait morne si ce n’était le nouveau tableau de bord que l’écran flottant rend moins massif. Par contre, l’intérieur des deux autres versions, qui ont une sellerie de cuir, peut offrir un coup d’œil nettement plus agréable. Quatre des couleurs du nuancier de ce véhicule sont agencées, soit d’une sellerie de cuir gris, soit d’une sellerie beige. Dans chaque cas, on obtient un tableau de bord deux tons reprenant, dans sa partie inférieure, la couleur de la sellerie, ce qui rend l’intérieur plus lumineux, mais aussi plus élégant. La sellerie beige rehausse tout particulièrement l’apparence de ce véhicule. Tristement, elle est réservée à la version Ultimate, qui n’est d’ailleurs pas donnée. Elle est offerte à partir de 37 999 $, ce qui peut paraître substantiel comparativement aux 25 599 $ exigés pour le Tucson Essential à deux roues motrices d’entrée de gamme. Et pourtant, ce genre de modèle luxueux se vend très bien...

Une ceinture de caisse plus relevée à l’arrière réduit le champ de visibilité, ce qui complique les manœuvres de stationnement.
Photo courtoisie, Hyundai
Une ceinture de caisse plus relevée à l’arrière réduit le champ de visibilité, ce qui complique les manœuvres de stationnement.

Bye, bye turbo !

Au chapitre des motorisations, Hyundai ne propose plus que des moteurs atmosphériques pour le Tucson. Pour les versions Essential et Preferred, le constructeur a reconduit le 4-cylindres Nu de 2,0 L à injection directe offert en 2018. Ce moteur de 161 ch est jumelé à la même boîte de vitesses automatique à 6 rapports, qui a des rapports d’engrenages différents selon qu’on choisit un Tucson à deux roues motrices (avant) ou à transmission intégrale (option valant environ 2000 $).

Par ailleurs, le 4-cylindres Gamma de 1,6 L à turbocompresseur et sa boîte automatique à 7 rapports, qui avait un double embrayage désagréable, ont disparu du catalogue. Pour les Tucson Luxury et Ultimate, de même que la version Preferred Trend, une variante du Tucson Preferred plus étoffée, Hyundai propose le 4-cylindres Theta de 2,4 L. Ce moteur, qu’on retrouve sous le capot des versions d’entrée de gamme du Santa Fe et de la berline Sonata, partage la boîte automatique du 2,0 L et il entraîne les quatre roues, la transmission intégrale étant de série pour ces versions. Il procure 20 ch et 25 lb-pi de couple de plus, et permet au Tucson d’accélérer de 0 à 100 km/h en tout juste 8 s.

Plus attrayant pour ses accélérations et ses reprises, le moteur Theta a cependant une consommation de carburant qui laisse à désirer. Sa cote moyenne de 10,1 L/100 km se révèle peu flatteuse comparativement à celle de modèles rivaux à quatre roues motrices. Honda et Toyota, par exemple, limitent la consommation du CR-V et du RAV4 respectivement à 8,0 et 8,3 L/100 km. Et pour ceux qui sont prêts à payer davantage (de 33 000 à 43 000 $), le nouveau RAV4 hybride fait même miroiter une moyenne de seulement 6,0 L !

En somme, choisir le Tucson signifie qu’on accorde plus d’importance au confort des occupants, au côté polyvalent du coffre du véhicule, mais aussi à l’agrément de conduite, une qualité non négligeable de ce véhicule.

FICHE TECHNIQUE

Prix de base

25 599 $ (Essential 2RM) ; 27 999 $ (Essential 4RM) ; 27 999 $ (Preferred 2RM) ; 29 999 $ (Preferred 4RM) ; 32 499 $ (Preferred Trend 4RM) ; 34 699 $ (Luxury 4RM) ; 37 999 $ (Ultimate 4RM).

Transport et préparation

1805 $

Groupe motopropulseur

(1) L4 DACT 2,0 L, 161 ch à 6200 tr/min, 150 lb-pi à 4700 tr/min ; (2) L4 DACT 2,4 L, 181 ch à 6000 tr/min, 175 lb-pi à 4000 tr/min. Boîte de vitesses automatique à 6 rapports. Roues avant motrices ou transmission intégrale.

Particularités

Suspension indépendante aux quatre roues. Freins à disque aux quatre roues. Antiblocage de série. Pneus : 225/60R17 (2.0 L Essential et Preferred) ; 225/55R18 (2.4 L Preferred Tendance et Luxe) ; 245/45R19 (2.4 L Ultimate)

Cotes

Empattement : 2670 mm ; longueur : 4480 mm ; largeur : 1850 mm ; hauteur : 1650 mm. Poids : 1583-1702 kg. Volume du coffre : 877-1754 L. Capacité de remorquage : 744-907 kg (1650-2000 lb). Volume du réservoir : 62 L. Consommation moyenne (constructeur) : 10,1 L/100 km.

Concurrence

  • Buick Envision
  • Chevrolet Equinox
  • Dodge Journey
  • Ford Escape
  • Honda CR-V
  • Jeep Cherokee
  • Kia Sportage
  • Mazda CX-5
  • Mitsubishi

Outlander

  • Nissan Rogue
  • Subaru Forester
  • Toyota RAV4

Points forts

  • Coffre volumineux
  • Intérieur spacieux
  • Nouveau tableau de bord élégant et ergonomique

Points faibles

  • Visibilité arrière réduite
  • Consommation élevée
  • Dossiers de la banquette arrière rétifs

Cotes de l’auteur

  • Cote d’ensemble 7/10
  • Consommation 6/10
  • Équipement 8/10
  • Prix 8/10
  • Apparence 10/10
  • Confort à l’avant 8/10
  • Confort à l’arrière 8/10
  • Comportement 8/10
  • Performance 8/10
  • Rangement 8/10

Bertrand Piccard adopte le Kona EV

L’explorateur Bertrand Piccard et  son Hyundai Kona électrique.
Photo courtoisie, Hyundai
L’explorateur Bertrand Piccard et son Hyundai Kona électrique.

Bertrand Piccard roule désormais en Hyundai Kona électrique. Fils d’une lignée d’explorateurs, ce médecin-psychiatre a réalisé le premier tour du monde en ballon sans escale, en 1999.

Quatre ans plus tard, il lançait le projet Solar Impulse, qu’il décrit comme le « premier avion zéro-carburant à autonomie perpétuelle ». Grâce à ses propulseurs électriques rechargés par énergie solaire, cet aéronef d’allure hétéroclite lui a néanmoins permis d’effectuer un autre — mais long — tour du monde, de mars 2015 à juillet 2016.

Ouvert aux énergies renouvelables, cet aéronaute a accepté le rôle d’ambassadeur de la marque que lui proposaient Hyundai France et Hyundai Suisse. Lorsqu’on avait annoncé cette association, au Salon de l’auto de Genève en mars 2017, c’était d’abord pour promouvoir l’Ioniq, la première automobile offrant un choix de trois motorisations électrifiées : hybride, hybride rechargeable et 100 % électrique.

Cette fois, entre deux conférences internationales, on lui a confié la promotion du Kona électrique. Ce véhicule aurait séduit Piccard, affirme le constructeur, par son confort, sa technologie et bien sûr son efficacité énergétique. Offert à partir de 45 599 $, ce petit utilitaire a une batterie au lithium-ion de 64 kWh qui lui permettrait de parcourir plus de 400 km, dans les meilleures conditions.