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La «Dan mobile» à la rescousse

Dany Leblond parcourt le sud-ouest du Québec pour désinfecter les équipements sportifs.
Photo François-David Rouleau Dany Leblond parcourt le sud-ouest du Québec pour désinfecter les équipements sportifs.

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Dany Leblond porte plusieurs chapeaux dans sa vie professionnelle. L’un d’eux lui procure une grande satisfaction. Depuis huit ans, il se promène dans le sud-ouest du Québec pour désinfecter les équipements sportifs.

Doté d’une machine nettoyante à ozone qu’il trimballe dans sa minifourgonnette, celui qui est aussi entraîneur de hockey débarque dans les associations et les établissements scolaires pour nettoyer et désinfecter les équipements sportifs. « Dan Sani Sport » offre ses services à tous, même aux particuliers.

Surtout spécialisé dans ceux de football, il compte bon nombre de clients dans le domaine du hockey. Et lorsqu’il visite des écoles, certaines d’entre elles en profitent pour faire nettoyer les équipements de sports intramuraux.

En y réfléchissant bien, ces vieux gants et casques malodorants de hockey cosom, par exemple, portés plusieurs fois par jour par de jeunes étudiants qui se succèdent en récréation au gymnase, sont de véritables foyers microbiens. Selon lui, une infime portion des établissements scolaires fait nettoyer leurs équipements.

Inconstance

« Je ne peux pas croire qu’une école, qu’une association ou qu’une équipe sportive qui réattribue des pièces d’équipements à un nouveau joueur chaque année ne les fasse pas désinfecter pour tuer les bactéries avant de les refiler à un autre joueur, relate Leblond, qui charge de modiques frais par équipement. Un cycle par année, c’est le minimum.

Ce qui est inconcevable, c’est qu’il n’y ait pas de régularité dans les cycles de nettoyage, décrie celui qui souhaiterait une meilleure vigie microbienne des autorités scolaires et sportives. Le faire une année et ne pas le faire l’année suivante en raison d’un manque de budget, ce n’est pas correct. C’est une question de santé. Un nettoyage et une désinfection aident à prévenir les infections. Parfois, je crois que les responsables attendent qu’un problème surgisse. »

Près de 3000 cycles

Durant ses huit années de désinfections, il a complété plus de 2700 cycles de désinfection d’une douzaine de minutes chacun. Impossible de calculer le nombre d’équipements entiers qui y sont passés, car lorsqu’il remplit sa machine d’environ un mètre cube, il peut y étaler au moins deux équipements de hockey, parfois trois s’il s’agit de matériel destiné aux jeunes. Il peut aussi y placer 21 casques ou une dizaine de paires d’épaulettes de football.

Dans sa quête pour protéger les jeunes sportifs des bactéries, il veut étendre son service mobile à travers le Québec.