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Immobilier: Chute de prix en vue!

Immobilier: Chute de prix en vue!
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Une étude parue le 28 février dernier entrevoit une baisse de 3 % du prix des maisons au Québec dans l’espace des dix années à venir. Faut-il s’inquiéter d’un tel scénario ?

L’étude, publiée par Desjardins et réalisée en collaboration avec l’Université Laval, stipule que les prix continueront de monter en termes nominaux, mais qu’ils baisseront en termes réels (si l’on tient compte de l’inflation). Le facteur démographique, notamment le vieillissement de la population, est le principal mis en cause dans ce constat.

L’étude annonce aussi que la période de recul serait suivie d’une remontée, au cours de laquelle les prix retrouveraient leurs niveaux de 2018, puis d’une période d’accroissement par la suite.

À la lumière d’un tel scénario, plusieurs consommateurs qui ont acheté en 2018 et au cours des années précédentes risquent de trouver qu’ils ont payé un peu cher leur maison, surtout dans une perspective de revente à court ou moyen terme.

C’est à plus long terme que ces propriétaires risquent de revoir la couleur de leur investissement.

Les montagnes russes

Si une telle baisse devait survenir, ce ne serait pas la première fois.

Dans les années 1990, l’augmentation des prix de l’immobilier a connu un certain ralentissement, voire une baisse. Pour contrer l’augmentation des prix, la banque centrale du Canada avait alors rehaussé son taux directeur, ce qui a eu pour effet de notamment ralentir le marché immobilier. Par la suite, les prix ont pratiquement doublé au cours de la décennie 2000-2010, avec une augmentation de 95 %.

Une autre étude, réalisée en 2017 par la firme JLR, démontre que sur une période de 30 ans, soit de 1986 à 2016, les prix de vente des unifamiliales de la région métropolitaine de Montréal se sont accrus de 121 %, et ce, malgré la période de stagnation des années 1990. Selon l’étude, cette hausse est comparable à celle des marchés boursiers canadiens.

Faut-il s’inquiéter des prédictions de l’étude de Desjardins citées en début d’article ? Cela dépend de votre situation et de l’horizon d’achat ou de vente qui vous intéresse.

Quoi qu’il en soit, les données historiques et les prévisions laissent présager qu’une possible baisse serait éventuellement suivie d’une remontée qui permettrait à la majorité des régions de récupérer la baisse des prix.

À plus long terme, les prix de l’immobilier continueront donc de s’accroître, mais à un rythme moins important que lors de période d’emballement, comme ce fut le cas en 2018 et dans les dernières années.

• Ghislain Larochelle est un professionnel inscrit à l’Ordre des ingénieurs du Québec ainsi qu’à l’OACIQ.

Conseils

♦ Même si devait survenir une baisse des prix des maisons à court ou moyen terme, l’investissement immobilier demeure un placement sûr à plus long terme.

♦ Si vous souhaitez acquérir une maison et maximiser son gain en valeur sur le long terme, considérez plusieurs facteurs dans votre stratégie d’achat, notamment : le prix payé, l’entretien, les améliorations que vous pourriez entreprendre, puis les perspectives de développement du quartier.