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Tragédie en Éthiopie: une famille de six décimée

L’identification des victimes de l’écrasement en Éthiopie se fait au compte-gouttes depuis deux jours

Des débris de l’avion qui s’est écrasé dimanche près de Bishoftu, une ville à 60 km d’Addis-Abeba, en Éthiopie, étaient toujours visibles lundi.
Photo AFP Des débris de l’avion qui s’est écrasé dimanche près de Bishoftu, une ville à 60 km d’Addis-Abeba, en Éthiopie, étaient toujours visibles lundi.

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Six membres d’une famille ontarienne comptent parmi les 18 victimes canadiennes du tragique écrasement de dimanche matin, en Éthiopie.

Des 149 passagers et huit membres d’équipage à bord du Boeing 737 Max 8, 12 nouvelles victimes canadiennes ont été identifiées lundi.

Depuis le drame, l’information est diffusée au compte-gouttes. Notamment parce que les corps sont difficilement identifiables sur le terrain.

Puis les familles doivent être avisées avant que les identités soient dévoilées. Ce sont les proches qui en font pour l’instant les annonces, à gauche et à droite.

Comme cette famille d’origine indienne résidant à Brampton, en Ontario, qui a révélé que six d’entre eux avaient péri en allant visiter des amis au Kenya.

Kosha Vaidya, 37 ans, son mari Prerit Dixit, 45 ans, leurs filles Ashka et Anushka, âgées de 14 et 13 ans, étaient accompagnés des grands-parents Pannagesh Vaidya, 73 ans, et Hansini Vaidya, 67 ans.

Six membres d’une famille ontarienne ont péri dans le 
tragique accident. Il s’agit des parents Kosha Vaidya et Prerit Dixit, de leurs filles Ashka et Anushka, ainsi que des grands-parents Pannagesh Vaidya et Hansini Vaidya (à droite).
Photos tirées du compte Twitter de CTV News
Six membres d’une famille ontarienne ont péri dans le tragique accident. Il s’agit des parents Kosha Vaidya et Prerit Dixit, de leurs filles Ashka et Anushka, ainsi que des grands-parents Pannagesh Vaidya et Hansini Vaidya (à droite).

Boîtes noires

Pendant ce temps, l’enquête se poursuit sur les lieux de la tragédie, à environ 60 km de la capitale éthiopienne.

Deux boîtes noires du Boeing 737 Max 8 d’Ethiopian Airlines ont été trouvées, a annoncé lundi sur Twitter la compagnie aérienne.

Celles-ci contiennent les conversations qui se sont déroulées dans le cockpit de l’avion et différentes données du vol.

Depuis le moment fatidique, plusieurs pays et compagnies aériennes ont décidé d’interdire temporairement les vols de ce type de moyen-courrier.

« Pour le moment », le ministre canadien des Transports, Marc Garneau, a exclu de clouer au sol l’appareil utilisé par les transporteurs canadiens, considérant comme « prématurée » une telle décision.

Un Boeing 737 Max 8 exploité par la compagnie indonésienne Lion Air s’était aussi écrasé en octobre, faisant 189 morts. Les deux incidents présentent des similitudes.

Le pire en 20 ans

Parmi les 18 Canadiens décédés figurent aussi un universitaire d’Ottawa, une employée du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ainsi qu’une jeune militante écologiste de Winnipeg se rendant à l’Assemblée de l’ONU pour l’environnement.

Il faut reculer de deux décennies pour retrouver un drame aussi important impliquant des Canadiens à l’international.

Le 31 octobre 1999, 22 Canadiens ont été victimes du vol 990 d’EgyptAir, qui s’est abîmé en mer alors qu’il se dirigeait vers New York.

– Avec l’AFP, TVA Nouvelles et l’Agence QMI

Il a discuté avec l’un des passagers

Un député québécois en voyage en Éthiopie a siégé à côté d’un homme qui devait se rendre à Nairobi, quelques heures plus tard. Il était possiblement à bord de l’avion qui s’est écrasé.

« Ç’a été tout un choc. On a discuté en surface. Je ne connais même pas son nom ! » a soufflé Ramez Ayoub, député libéral de Thérèse-De Blainville. Le Journal l’a joint lundi, à Addis- Abeba, capitale de l’Éthiopie.

Selon ses informations, l’individu qui prenait place à ses côtés et quelques autres passagers de son vol, en provenance de Toronto, ne faisaient qu’une correspondance dans la capitale nationale avant d’aller au Kenya.

« Je souhaite me tromper pour cette personne et sa famille. C’est une situation très émotive », a-t-il ajouté.

M. Ayoub est en mission parlementaire d’une semaine en compagnie d’une délégation canadienne afin de tisser des liens avec des élus de l’Éthiopie et du Rwanda.

Onde de choc

Il est à même de témoigner de l’onde de choc qui plombe l’Éthiopie depuis deux jours.

« C’est une journée de deuil national ici. Les drapeaux sont en berne », a raconté M. Ayoub.

Le parlementaire rapporte que l’ambassadeur qui a accueilli sa délégation n’a pas arrêté de courir dans tous les sens depuis son arrivée.

« Il en a même pleuré durant une de nos rencontres. Tout le monde est très touché par le sort des victimes. On voit aussi les autorités éthiopiennes collaborer sans hésitation », a-t-il relaté.

Souvenir pénible

Cet écrasement demeurera un événement marquant pour M. Ayoub, dont l’horaire a été légèrement chamboulé durant sa mission.

« Des gens avec une grande expérience, de 35 nationalités, étaient dans cet avion. Sans parler des vies humaines qui sont perdues. Ça teinte indubitablement mon voyage. Je vais m’en souvenir toute ma vie. »

– Avec Hugo Duchaine

D’autres victimes canadiennes

Stéphanie Lacroix

Des débris de l’avion qui s’est écrasé dimanche près de Bishoftu, une ville à 60 km d’Addis-Abeba, en Éthiopie, étaient toujours visibles lundi.
Photo courtoisie

 

Le profil Facebook de la Franco-Ontarienne, de Timmins, indique qu’elle travaillait avec l’Association canadienne pour les Nations unies. Elle cherchait à promouvoir une consultation régionale pour éclairer les délibérations des participants de la rencontre au Kenya.

Peter deMarsh

Des débris de l’avion qui s’est écrasé dimanche près de Bishoftu, une ville à 60 km d’Addis-Abeba, en Éthiopie, étaient toujours visibles lundi.
Photo tirée de Facebook

Le Néo-Brunswickois de 69 ans était président de la Fédération canadienne des propriétaires de boisés et président de l’Alliance internationale pour la foresterie familiale. Il était un mentor et un ami apprécié de ses collègues, selon la Fédération des producteurs forestiers.

Micah Messent

Des débris de l’avion qui s’est écrasé dimanche près de Bishoftu, une ville à 60 km d’Addis-Abeba, en Éthiopie, étaient toujours visibles lundi.
Photo tirée de Facebook

L’écologiste canadien était le plus jeune d’une famille de cinq. Il a grandi à Courtenay, sur la côte est de Vancouver. Il travaillait notamment à la protection des océans du monde. Il devait rencontrer d’autres jeunes dirigeants lors de l’Assemblée des Nations unies.

Jessica Hyba

Des débris de l’avion qui s’est écrasé dimanche près de Bishoftu, une ville à 60 km d’Addis-Abeba, en Éthiopie, étaient toujours visibles lundi.
Photo courtoisie

Originaire d’Ottawa, elle était agente des relations extérieures du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, en Somalie. Des proches la décrivent comme énergique, optimiste et dévouée pour les personnes touchées par la guerre et la persécution.

Darcy Bélanger

Des débris de l’avion qui s’est écrasé dimanche près de Bishoftu, une ville à 60 km d’Addis-Abeba, en Éthiopie, étaient toujours visibles lundi.
Photo courtoisie

Le site Parvati.org a confirmé lundi soir le décès d’un membre fondateur et directeur des initiatives stratégiques de son organisme, originaire d’Edmonton. Parvati.org vise notamment à protéger l’écosystème vulnérable de l’océan Arctique.

Angela Rehhorn

Des débris de l’avion qui s’est écrasé dimanche près de Bishoftu, une ville à 60 km d’Addis-Abeba, en Éthiopie, étaient toujours visibles lundi.
Photo courtoisie

La Fédération canadienne de la Faune a confirmé son décès. Elle était originaire d’Orillia, en Ontario. Sur son blogue, la jeune femme de 24 ans affirme que la biodiversité et la perte d’habitats sont les enjeux liés à la conservation qui lui tenaient le plus à cœur.