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Boeing et les transporteurs aériens malmenés en bourse

L’industrie essuie des turbulences en raison des craintes au sujet du 737 MAX

GEN - AVION BOEING 737 MAX-8, A�ROPORT MONTR�AL-TRUDEAU
Photo MARTIN ALARIE Ce 737 MAX 8 d’Air Canada a décollé hier de l’aéroport Montréal-Trudeau. Le titre du transporteur a plongé de près de 4 %, mardi.

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Air Canada, WestJet, Boeing et l’industrie aérienne en général en prennent pour leur rhume en bourse en raison des inquiétudes entourant le modèle 737 MAX de Boeing.

Deux jours après l’écrasement en Éthiopie d’un de ses avions phare, le 737 MAX 8, le titre du constructeur aéronautique Boeing (NYSE : BA) a en effet chuté de 6,15 %, mardi, après avoir déjà plongé de 5,33 % la veille.

Dans le rouge dès l’ouverture, l’action a perdu du terrain au fur et à mesure que de nouveaux pays émettaient des interdictions de vol pour l’appareil de Boeing.

« L’interdiction de vol du 737 MAX par [plusieurs pays], ce sont des impacts négatifs sur la réputation de Boeing à court terme, qui pourraient avoir un impact sur les ventes, en particulier si la US Federal Aviation Administration faisait de même et mettait l’avion à terre », a écrit Cai von Rumohr, analyste chez Cowen & Co, dans une note de recherche. C’était avant que toute l’Union européenne emboîte le pas à la Chine, à l’Indonésie et à l’Éthiopie, mardi.

WestJet et Air Canada plongent

Il en va de même pour le titre du transporteur aérien Air Canada. L’action de l’entreprise montréalaise (TSE : AC) a elle aussi piqué du nez lors de l’ouverture des marchés, passant de 33,36 $ à 32,04 $ en cours de journée, une baisse de près de 4 %.

WestJet Airlines (TSE : WJA), qui est également équipée d’appareils de cette quatrième génération de la famille 737, pâtit elle aussi en bourse.

Le titre de la société aérienne canadienne à bas prix originaire de Calgary a connu une baisse de 3,21 %, en baisse de 66 cents, pour s’établir à 19,92 $ en fin de journée mardi.

Principal concurrent de Boeing, Airbus (EPA : AIR) a quant à elle vu son action gagner près de 1,8 % depuis lundi.

Malgré tout, la plupart des analystes et observateurs s’entendent pour dire que Boeing et les transporteurs ne devraient pas subir d’impacts durables en lien avec cette tragédie.

En fait, après avoir chuté de 13,5 % au cours des dix premières minutes des échanges lundi matin, le titre de Boeing avait récupéré environ la moitié de sa perte à la fermeture des marchés, signe que de nombreux investisseurs en ont profité pour acheter des actions de la société.

De nombreux pays de la planète, y compris ceux de l’Union européenne, ont interdit de vol mardi l’avion de ligne Boeing impliqué dans l’écrasement de la compagnie Ethiopian Airlines, cinq mois après un autre accident mortel impliquant le même avion. Mais, pas le Canada.

– Avec l’AFP