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Catherine, la milléniale

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Surprise au PQ hier, Catherine Fournier annonçait qu’elle quittait la formation politique pour siéger comme députée indépendante. Cinq mois seulement après avoir été élue comme députée pour ce parti, elle le juge maintenant incapable d’incarner la relève. Certains ont vu dans cette déclaration une forme de capitulation, une attitude de perdante. Pourtant, la plus jeune députée de l’Assemblée nationale est typique de sa génération, plus attachée à la cause qu’à l’organisation qu’elle est censée représenter.

Milléniale

C’est connu, conserver des employés milléniaux en entreprises pendant de nombreuses années est particulièrement difficile. Parlez-en à de multiples chefs d’entreprises, ils vous diront que malgré des conditions de travail bonifiées, les garder en place relève de l’exploit.

Ces milléniaux, dont je fais parfois partie, ça dépend des années utilisées, sont surtout attachés aux causes qu’ils défendent et ont de la difficulté à s’associer à des organisations, préférant être des agents libres de leurs moyens d’action. Pourtant, seuls et désorganisés, ils ont de la difficulté à atteindre leur but et leurs objectifs. Je me demande d’ailleurs comment la députée Fournier compte mettre de l’avant son programme en étant isolée. Ou est-ce seulement une transition et elle prévoit de se joindre à un nouveau parti ? L’avenir nous le dira.

Désorganisation

Le problème avec sa décision, c’est l’impression d’un départ précipité, surtout désorganisé. Encore vendredi dernier, elle était mise de l’avant dans une vidéo pour la Journée internationale des droits des femmes. Rien ne laissait présager qu’elle quitterait la formation le lundi suivant. C’est là où le bât blesse. Même si elle dit partir en bon terme, ne pas être fâchée après personne, elle a mal géré son départ et laisse un goût amer à ceux qui ont cru en elle jusqu’à ce fameux communiqué dimanche annonçant sa conférence de presse. Elle ne pourra pas leur reprocher qu’ils se soient sentis trahis.