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Jean-François Pichette: un avenir incertain dans «L’Heure bleue»

Jean-François Pichette
Joël Lemay / Agence QMI Jean-François Pichette

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MONTRÉAL – Jean-François Pichette reprendra, en avril, les tournages de «L’Heure bleue», où il incarne Hubert Martel, l’ex-compagnon d’Anne-Sophie (Céline Bonnier) et le père de Xavier (Rémi Goulet). Or, le comédien n’a pas encore reçu les textes de la prochaine saison du téléroman et n’a ainsi absolument aucune idée de ce qui attend son personnage.

«Son histoire avec Anne-Sophie est brisée, résume-t-il en entrevue. Ils ont essayé de revenir ensemble, et ce n’est presque pas possible (parce que Xavier, le fils d’Hubert, a accidentellement tué le petit garçon d’Anne-Sophie avec sa voiture, NDLR). Hubert a choisi de prendre ses distances, d’arrêter, en se disant que ce n’était pas possible de vivre comme ça. Et le cas de son fils est réglé, il s’en va en prison.»

«Maintenant, qu’est-ce qu’Hubert va faire dans l’univers de "L’Heure bleue" dans les épisodes qui s’en viennent? Pour l’instant, je ne sais pas. Il y a plusieurs possibilités, mais à quoi va-t-il se raccrocher? Retournera-t-il vers Anne-Sophie, ou se collera-t-il à son fils? Ce sont des histoires parallèles. Maintenant, l’action est davantage tournée vers la jeune Clara (Alice Morel-Michaud) et son bébé», se questionne à voix haute Jean-Francois Pichette, en assurant toutefois du même souffle qu’il sera bel et bien de retour dans la série de TVA.

«Je reviens, on m’a demandé mes disponibilités. Mais je n’ai aucune idée de quelle façon.»

Un père impuissant

Depuis le 21 février, on peut également voir Jean-François Pichette dans la série «Le monstre», où il personnifie Michel, le père de Sophie (Rose-Marie Perreault), une jeune femme victime de violence conjugale. Intégralement en ligne sur Tou.tv Extra, la production en six épisodes est scénarisée à partir du livre «Le monstre», qui raconte le drame jadis vécu par la comédienne Ingrid Falaise.

«Ce qui est particulier, c’est qu’il n’a pas de moyens pour agir, note Jean-François Pichette au sujet de son personnage. Il est dans l’impuissance. C’est difficile à accepter, de ne pas pouvoir aider. L’impuissance, c’est comme piétiner sur place.»

Pendant le tournage du «Monstre», l’acteur a pu serrer la main du père d’Ingrid Falaise, duquel est inspiré son protagoniste.

«Il est venu sur le plateau une journée. Je pense qu’il était fébrile de voir une partie de sa vie, et de la vie de sa fille, être exposée à l’écran. Ça doit être un peu inquiétant, énervant, pour lui, de supporter les regards des gens envers sa famille. Moi, personnellement, quand j’ai lu le scénario du "Monstre", je me disais que, si ça arrivait à ma fille, j’irais péter la gueule au gars, je paierais quelqu’un pour le faire disparaître. Mais, en parlant avec plein de monde, on réalise que c’est beaucoup plus subtil et insidieux. On ne peut pas arriver comme ça et dire qu’on va sauver notre fille. Parce que, elle, elle l’aime, ce garçon-là. Si on intervient trop brusquement, on brise la relation avec notre fille.»

De Rose-Marie Perreault, avec qui il partage beaucoup de scènes du «Monstre», Jean-François Pichette dit qu’elle est «une actrice avec un instinct incroyable».

«Elle a appris à jouer en jouant, remarque-t-il. Il y a une sobriété dans son jeu, elle voit tout. Elle sait qu’elle n’a pas besoin de jouer gros.»

S’il est habitué depuis longtemps à jouer souvent les rôles d’amoureux au petit comme au grand écran – il prête d’ailleurs ses traits au conjoint de Julie Perreault, un ministre du Tourisme, dans le film «Merci pour tout», de Louise Archambault, présentement en tournage –, Jean-François Pichette se réjouit néanmoins d’avoir désormais l’opportunité d’interpréter des papas de grands enfants dans la vingtaine.

«Il y en a aura probablement de plus en plus, reconnaît-il en riant. Je vais peut-être jouer des grands-pères bientôt!»